Informations

En raison des circonstances liées à la pandémie du Covid-19, les ateliers de Tout Atout sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.
L’Assemblée Générale du 31 mars est annulée et sera reportée dans les meilleurs délais.
L’équipe reste mobilisée en télétravail, joignable par mail et par téléphone. 
Bon courage à tous et à bientôt.

Jérôme Thiébaut sur Radio Rennes

Jérôme Thiébaut sur Radio Rennes

Conversation avec Jérôme Thiébaut, Chef de Projet de l’association, reçu sur Radio Rennes pour l’émission L’agité du local par Cyril Naessens.

L’Hypocrite 19, Balance ta justice

Selon le sondage réalisé par nos soins sur Facebook, 71% des français ne croient plus en la justice. Ce qui est déroutant quand nous savons que beaucoup de populations dans le monde rêveraient de disposer d’un tel instrument démocratique au sein de leur pays. Nous pouvons penser en guise d’exemple non exhaustif à la Colombie ou au Mexique où les narco-trafiquants font en grande partie la loi ou encore à la Corée du Nord et son régime dictatorial. Pourtant, ne nous cachons pas, ce chiffre élevé, presque 3 personnes sur 4 (!), n’est pas une surprise. Loin de là.
L’exécutif de notre pays a raté et rate encore le virage humain qu’il semble obstiné à ne pas emprunter. Les revendications des gilets jaunes (qu’on soit pour ou contre) qui ont émergé et demeurent depuis maintenant plus d’un an sont un exemple d’un ras-le-bol.  La prise de relais des syndicats sur les questions du régime des retraites, de l’épuisement des enseignants et d’un sous-effectif étouffant dans le domaine hospitalier constituent des signaux alarmants pour une justice sociale en déliquescence. La justice au sens institutionnel du terme est aussi imparfaite, même si elle a pour but, ce qui est louable, de protéger, notamment par rapport au droit des enfants que nous avons exploré à travers un atelier. Nous avons appris la mise à l’essai d’un collectif de cinq magistrats pour remplacer les jurés, voix du peuple, dans les cours d’assises en vue d’une possible mise en place dans un futur proche. Les affaires Balkany et Sarkozy rappellent aussi ô combien les politiciens ne sont pas jugés de façon équitable par rapport à un citoyen lambda qui serait condamné plus lourdement vis-à-vis des faits rapportés. Justice à deux vitesses. Rappelons que l’exécutif en place dispose d’un totem d’immunité durant le mandat et que le gouvernement, via le ministre de la justice, garde la main sur la nomination des procureurs. La soi-disant séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire interroge quant à la véritable impartialité que nous rabâche les manuels scolaires.

L’opinion publique balbutie la présomption d’innocence et fragilise de facto la justice. L’exemple historique de l’Affaire Dreyfus démontre que la vox populi se sent légitime pour condamner ou innocenter.
La vengeance personnelle peut-elle s’affranchir du dispositif de lois mis en place par le pays ? C’est une question que nous nous sommes posée et qui a été débattue d’ailleurs à travers le café culturel consacré au thème du journal avec les prisonniers de Vezin-Le Coquet. Moment très enrichissant !

Pour finir, la question de la justice divine a aussi été évoquée. Notre excursion à l’Opéra pour voir le fameux Hamlet de Shakespeare et le procès fictif du XIXème siècle de Hélène Jegado auquel nous avons assisté rappellent aussi que pour beaucoup, malgré la déchristianisation existante dans notre pays, la justice peut ne pas être que séculière. La justice est ainsi à voir sous plusieurs formes et une certitude demeure : elle est subjective. Ce qui est juste pour untel ne l’est pas pour l’autre et vice-versa. C’est le fil rouge de l’histoire de l’Homme et cassons tout suspens, elle le restera jusqu’à la nuit des temps.

L’ équipe de rédacteurs

Le sommaire

  • Chiffres clés sur la Justice, micro trottoir, En Bref
    Votre tuto : 
    Comment faire preuve d’éloquence ?
  • Ce soir, faites garder les enfants !, critique du spectacle Qui va garder les enfants ?
  • Procès fictif d’Hélène Jégado : une reconstitution bien cuisinée
  • L’atmosphère austère d’un procès en correctionnel
  • Juré d’assises, « une régulation à laquelle nous devons pouvoir prendre part »
  • La tragédie de la Justice, critique de l’opéra Hamlet
  •  Portraits : Florent Wood Camper, l’Homme invisible & Viens voir le Docteur non n’aie pas peur
  • Oui, nous savons que nous avons des droits !
  • L’affaire Dreyfus, la fumisterie d’une justice partiale
  • Condamnés mais pas au silence, café culturel au centre pénitentiaire de Vezin
  • Interview de Stéphane Cantero : »La justice est humaine, elle n’est pas une science exacte ».
  • Billet d’humeur : Survivre en eaux troubles
  • Création littéraire avec Doc Brrown
  • Affiche centrale réalisée par nos soins

A découvrir dès le mercredi 18 Décembre. Distribué le jeudi 19 décembre dans les points de diffusion ci dessous.

Où trouver l’Hypocrite ?

Shapeshifting par Linda Hayford – Collectif FAIRE & Tout Atout (vidéo 360)

Pendant 2 mois, 10 jeunes adultes en insertion professionnelle avec Tout Atout ont participé à l’aventure Fait Main 6. Accompagnés par Élise Guihard, ils ont conçu et réalisé le sol de la rotonde de L’Hôtel Pasteur à partir de carreaux en grès cérame réemployés. 

Pour valoriser le travail des jeunes, le 4 juillet dernier, dans la rotonde où le sol en mosaïque vient tout juste d’être finalisé, Linda Hayford, chorégraphe, membre du collectif FAIRE et Stéphane Pougnand sont réunis pour la réalisation d’un projet vidéo.

Ce clip est un dialogue entre Linda Hayford et Stéphane Pougnand, c’est une rencontre entre la danse animale et incarnée extraite du spectacle Shapeshifting, premier solo de Linda Hayford et une technique innovante de caméra 360 manipulée par Stéphane Pougnand puis animée en post production.

La caméra virevolte autour de la danseuse et ses déformations renforcent l’aspect chimérique du corps. L’espace très confiné paraît distordu et comme suspendu au dessus de cette cour en travaux de l’hôtel Pasteur de Rennes.

Extrait de Shapeshifting interprété par Linda Hayford.

Chorégraphie : Linda Hayford

Musique : Abraham Diallo

Réalisation et montage :  Stéphane Pougnand

Conception : Delphine Diard et Stéphane Pougnand

Vidéo réalisée dans le cadre du projet Fait Main #6 / Conception et réalisation d’un sol par l’artiste Elise Guihard et 9 jeunes de l’association Tout Atout à L’Hôtel Pasteur à Rennes au printemps 2019. www.toutatout.org

Remerciements :

  • Linda Hayford
  • Clémence Journaud
  • L’Hôtel Pasteur

FAIT MAIN #4 – Réalisation de 5 luminaires extérieurs

De Mai à juin 2017 en partenariat avec Au bout du plongeoir

Après la lumière naturelle l’an dernier qui nous a permis de révéler différemment un bâtiment patrimonial de Rennes Métropole, l’axe de travail de cette année a été d’utiliser la lumière artificielle pour mettre en valeur le paysage qui entoure le Manoir de Tizé et guider le public dans la nuit. L’association Au bout du plongeoir nous a ainsi passé commande pour la réalisation de 5 lampes électriques qui  ont dessiné un parcours signalétique lumineux pour guider le public vers le parking du site. Les participants ont été encadrés par le designer Sylvain Descazot et des professionnels de différents corps de métiers (paysagiste, artisan verrier, menuisier…).

Sylvain Descazot a proposé la réalisation de 5 bon()bonnes, des lampes qui dépendent des flux et des sédiments de leur environnement pour composer les teintes et la matière de la lumière, questionnant ainsi la temporalité de l’objet et son interaction avec le paysage. Avant la livraison de la commande, les jeunes ont obligatoirement participé aux étapes suivantes : Lire le paysage, créer avec la lumière artificielle, documentation.

Les lampes qu’ils ont réalisé par leur travail sont valorisées par une installation pérenne sur le domaine de Tizé, un lieu régulièrement ouvert au public et aux artistes. N’hésitez pas à aller les découvrir !

INTERVENANTS : Sylvain Descazot, designer, Rosanne Peuron, paysagiste, Vincent Poinsignon, géomètre/topographe à l’agence Quarta, Simon Müller, Arcam Glass, Yohan Verron, fabmanager à My Human Kit, Sébastien Ribreau, concepteur/menuisier à Pelleteurs de nuages, David Moizan, concepteur lumière au service éclairage publique de la Ville de Rennes

PARTENAIRES SOCIAUX : Mission locale du bassin Rennais / Dispositif Garanties Jeunes, Foyer du Blosne, CJM – ARASS, Fil Rouge, APASE, Foyer Nevez Ty, ESSOR 35

PARTENAIRES CULTURELS ET TECHNIQUES : Au bout du plongeoir, My Human Kit, Pelleteurs de nuages