L’équipe de Tout Atout propose une mission de service civique

Missions génériques : Soutien à l’engagement des bénévoles / Médiation culturelle / Accompagnement des personnes fragilisées vers l’autonomie      

Titre de la mission : Accompagner des jeunes à devenir acteur de la vie culturelle locale

  • Date prévisionnelle  de début de mission : 2/11/2021
  • Date prévisionnelle de fin : 30/06/2022
  • Durée de la mission : 8 mois
  • Durée hebdomadaire : 24h
  • Le lieu de la mission n’est pas accessible aux personnes à mobilité réduite.

Description mission

1. L’objectif d’intérêt général de la mission, son contexte, ses enjeux :

Tout Atout développe une approche originale mêlant action culturelle et action sociale. L’association propose des espaces de création, de socialisation et de professionnalisation qui permettent à des jeunes de participer à la vie culturelle locale pour se re-dynamiser et avancer dans leur parcours de vie. Différentes formes d’actions sont développées : fabrication d’un journal culturel, aventure de création dans le spectacle vivant, chantier de transmission par les arts appliqués. Les projets se construisent en partenariat avec un réseau d’artistes, de lieux culturels et d’organismes sociaux accompagnant des jeunes. Plus d’informations : www.toutatout.org

2. Les tâches confiées au volontaire

➢   Soutenir la mise en œuvre de Fait Main #9 un chantier de transmission par les arts appliqués qui mobilisera 15 jeunes avec des designers et des artisans pour réaliser le mobilier et la signalétique d’un tiers lieu consacré a l’ESS à Rennes fin 2021. Ainsi que la mise en œuvre de L’Hypocrite, un parcours de propositions culturelles qui aboutit à la création d’un journal. Pour ces deux projets, encadré par la médiatrice culturelle de l’association, vous aurez à :

  • Participer à leur animation et suivre leur mise en oeuvre : animation de groupe (apprendre à se connaitre, à travailler ensemble, à gérer les conflits…) pour favoriser l’implication des participant et les fidéliser, accompagner les jeunes sur les différentes propositions liées au projet (ateliers de création, spectacles, rencontres avec différents intervenants…), communication externe sur les réseaux sociaux, suivi du planning, participation à l’évaluation du projet…
  • Participer à la dynamisation du réseau des partenaires sociaux et culturels (présentation des actions de la structures, rencontres avec futurs participants…)
  • Favoriser la valorisation des actions menées par la structure
  • Participation ponctuelle à des événements organisés par l’UFCV
  • Soutenir la mise en place de partenariat avec des mécènes privés  (veille documentaire…)

Savoir-être, intérêts ou motivations souhaités

  • Intérêt pour les secteurs social, artistique et culturel. Apprécier le travail manuel.
  • Envie de développer un projet professionnel ou une formation dans ces secteurs à l’issue de la mission
  • Intérêt pour les outils multimédias
  • Dynamisme, rigueur et sens de l’organisation
  • Autonomie
  • Qualités relationnelles           
  • Patience, persévérance

PARTICULARITES : Mission en relation avec un public spécifique : jeunes adultes (15-30 ans) en situation de fragilité : jeunes en souffrance psychique, en rupture sociale, primo-arrivants, en situation de handicap…

CONTRAINTES PARTICULIERES : Disponibilité éventuelle soirs et week-ends. Emploi du temps fluctuant en fonction des actions.

>>> Candidatures (lettre de motivation+ C.V) à envoyer avant le 15 octobre 2021 par courriel uniquement à l’attention de : Jérôme Thiébaut, directeur : coordination@toutatout.org

Fait Main 9 : inscriptions ouvertes jusqu’au 1er décembre 2021

Fait Main : parcours d’atelier de sensibilisation aux Arts Appliqués en réponse à une commande, pour aborder l’insertion professionnelle sous un angle social et culturel innovant.

Tout Atout propose à un collectif de jeunes de réaliser un objet manufacturé qui répond à un besoin exprimé dans un cahier des charges par un commanditaire extérieur. En utilisant l’approche technique et concrète des Arts Appliqués ou de l’artisanat nous abordons différentes disciplines en lien avec une thématique concrète (par exemple la lumière, l’alimentation…). Grâce à une série d’ateliers agencés dans la durée, sous la forme d’un parcours, le jeune sera au cœur de l’action avec un objectif clair à atteindre. Ce qui lui permettra d’appréhender en douceur de nouvelles perspectives : d’abord professionnelles et sociales, ensuite culturelles.

FAIT MAIN s’adresse en priorité à des publics en insertion professionnelle ou en formation. A l’issue du projet, une attestation de compétences (acquises ou en cours d’acquisition) sera remise aux participants.

Contenu de cette neuvième édition

FAIT MAIN part d’un questionnement ou d’un constat, fait par nos partenaires ou par nous même, et tente d’y apporter une réponse en impliquant un groupe de jeune encadrés par des professionnels de différents secteurs. A chaque fois, l’objet créé est le fruit d’une collaboration inédite.
Cette édition répondra à une problématique rencontrée par l’ESS Cargo, un projet de tiers lieu sur le campus de Rennes 2, qui s’adressera aux étudiants et aux habitants du quartier pour se former, s’alimenter, monter des projets… Ce bâtiment, qui sera construit au premier semestre 2022, sera adossé au bâtiment EREVE. Il s’agira donc de créer des aménagements mobilier et paysager.

Dans la lignée de Fait Main #8, cette édition nécessitera de penser l’espace dans une globalité et de traiter différentes zones.
Le chantier s’articulera autour de la pratique de deux intervenants : Gwénaël Prost, designer et artiste-plieur et Pauline Larcher, vannière. ll permettra un dialogue inédit entre deux matières : le métal et l’osier.
La première étape commencera par une phase de recherche autour du design d’espace qui se traduira ensuite par la construction d’éléments de mobilier et d’aménagement paysager. La seconde étape consistera pour le groupe de jeune à réaliser la proposition choisie.

Programme :

  • Journée de rencontre : atelier autour du mouvement, du corps et de l’espace (in situ avec un intervenant)
  • Conception du design d’espace avec les étudiants en 2ème et quatrième année Design de l’EESAB : workshop avec les intervenants professionnels / Utilisation de différentes techniques : dessin, utilisation de logiciel 3D… / Travail de composition en binôme avec un jeune en structure sociale et un étudiant / Fabrication manuelle d’une maquette / Présentation au jury
  • Calculer le coût de sa création et la vendre : concevoir un budget prévisionnel, respecter une enveloppe budgétaire, adapter son projet face aux contraintes, préparer un argumentaire de vente.
  • Conception et fabrication des assises : fabrication des assises et installation sur les éléments
  • Livraison, installation et valorisation

Avec : 

Rythme

  • 2 à 3 rendez vous par semaine généralement en demie journée ou journée complète.  
  • Certains rendez vous peuvent être proposés les week ends ou en soirée (spectacles, conférences…).

Durée moyenne

  • 4 mois pour réaliser la commande du 1er janvier jusqu’au 15 avril 2022. 

Dates des inscriptions

  • A partir du 15 septembre 2021 jusqu’au 1er décembre.
  • GRATUIT sous réserve d’une adhésion de 2 euros à l’association.

Quels apports ? 

Apports au niveau social : 

  • Créer du lien social : travail en équipe vers un objectif commun
  • Développer la confiance et l’estime de soi 
  • Favoriser l’engagement et la prise d’initiative 
  • Respecter les délais et les exigences

Apport au niveau artistique et culturel :

  • Favoriser l’ouverture culturelle par une approche manuelle et technique.
  • Travailler avec des professionnels du secteur artistique
  • S’initier à la conception d’un projet en respectant le cahier de charges dans une approche esthétique et artistique

Apports au niveau professionnel : 

  • Permettre la rencontre avec les intervenants sur leurs lieux de travail pour mieux appréhender leurs réalités professionnelles.
  • La valorisation des compétences professionnelles validée par une attestation
  • Découverte d’un autre environnement social, professionnel, et de nouvelles possibilités d’emplois pour renforcer l’insertion
  • Découverte des différents métiers de l’artisanat d’art en rapport avec le projet
  • Visite d’entreprise, potentiel lieu de stage 
  • S’initier, développer ou acquérir des compétences techniques en lien avec les secteurs de métiers sollicités dans le projet

Modalités d’inscription

Pré-requis 

• A des jeunes adultes (16 à 30 ans) dans une démarche d’insertion professionnelle ou de formation qui souhaitent acquérir des compétences techniques et manuelles dans une dimension esthétique et artistique.

• A des étudiants ou des apprentis ayant un projet professionnel identifié.

Pour le jeune > 

  • Faire l’objet d’une fiche de prescription mentionnant un parcours d’insertion professionnelle de la part de son référent.
  • Faire preuve de sa motivation à l’écrit ou à l’oral afin d’expliquer en quoi ce projet peut faire sens avec son parcours
  • S’engager sur l’ensemble du projet et respecter la charte d’engagement.
  • Participer à un entretien individuel avec la médiatrice de l’association (accompagné ou non par un référent) afin d’échanger autour des enjeux du projet, de l’organisation, du contenu.

Pour le référent > 

  • Remplir et transmettre la fiche de prescription ainsi que l’évaluation d’entrée. Participer à l’évaluation et bilan de sortie.

La Poursuite 2 – Le jour, la nuit

15

Jeunes entre 17 et 32 ans

120

Heures d’ateliers de création

6

Artistes

Pour cette seconde édition, nous avons décidé de mettre en place une pièce de théâtre sur la thématique de la normopathie, cette maladie qui nous pousse à être comme les autres, à nous fondre dans la masse et accepter toutes les règles sans discuter. Pour traiter de cette thématique, nous avons choisi d’inviter Marie Parent et Christophe Le Cheviller, comédiens de la compagnie de théâtre d’improvisation La Morsure qui a fait de la norme et de ses ravages le thème central de ses spectacles.

Suite à ces ateliers de découvertes, les jeunes ont travaillé sur leur propre auteur et ont fait émerger leur propre matière en utilisant différents supports. Afin de continuer à faire émerger de la matière pour le spectacle, nous avons rencontré différents intervenants provenant de champs artistes variés.

En premier lieu, nous avons rencontré Frédérique Soumagne, auteur et poète contemporaine avec qui nous avons mis en place un atelier d’écriture poétique dont l’objectif a été de donner du poids aux mots. La semaine suivante, nous avons travaillé avec Florence Loison, danseuse, chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Zutano Bazar venue nourrir notre travail de recherche autour de la notion de normopathie.

Les jeunes ont également pu rencontrer Orane Arramond, une artiste singulière au parcours atypique : placée en classe adapté puis orienté vers un IME, Orane ne s’intéresse à l’art qu’à l’âge de 16 ans lorsqu’elle découvre le théâtre amateur. A 21 ans, elle commence à dessiner, et en 2013 se fait repérer par la directrice de la collection d’Art Brut de Bretagne. Cette rencontre fut très touchante pour les jeunes de La Poursuite qui se sont, pour certains, identifiés à cette artiste et son parcours. Toutes ces rencontres ont permis aux jeunes de nourrir leur créativité et ainsi de commencer à faire émerger les scènes du spectacle futur.

J’ai apprécié les exercices qui nous ont permis d’explorer le jeu de différentes manières. Et puis, vu que je suis passionné d’écriture, j’ai beaucoup aimé l’atelier avec Fréderique Soumagne.

ArthurParticipant

J’ai beaucoup aimé le moment où on a dansé à la fin du spectacle car tous les acteurs sont mis en valeurs en même temps et avec le jeu de lumière ça a renforcé encore plus la scène. C’était un vrai moment de communion d’équipe.

AlexandreParticipant
Merci à vous ! Magnifique spectacle !
Lionel ChouinSpectateur

Bravo et merci pour La Jour Le Nuit. C’était GRAND !

Clara Luce PueyoSpectatrice

Artistes et intervenants : Christophe Le Cheviller : comédien improvisateur et co-directeur de la compagnie La Morsure, Marie Parent : comédienne improvisatrice et co-directrice de la compagnie La Morsure, Frédérique Soumagne : auteure et poète contemporaine, Florence Loison : danseuse, chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Zutano Bazar, Orane Arramond : artiste brut.

Partenaires sociaux et éducatifs : We Ker (Le Blosne, Pays de Chateaugiron, Villejean), LADAPT, Foyer de la Thébaudais, CADA Saint Benoît-Labre, Résidence Habitat jeunes Préville, SAMSAH Espoir 35

Partenaires culturels : le Théâtre de La Paillette, le 4bis, le TNB, le Jardin Moderne, le Festival National du Film d’Animation

L’Hypocrite 23 : C’est du tout cuit

A vos assiettes, lecteurs !

« Écrasé de pomme de terre sur son lit de bœuf effiloché » ou dit plus simplement « Hachis parmentier ». La haute gastronomie Française n’est peut-être pas accessible à tout le monde, mais chacun de nous peut manger ce qui est servi tous les jours dans ses restaurants -sauf les pigeons numérotés et les cuisses de grenouilles.

Dans une France connue pour sa cuisine depuis des décennies, la bonne bouffe de notre pays est multi-facettes. Puisque facteur de lien social, de partage de culture et de camaraderie.

Tout le monde est concerné par le sujet. C’est même une question prioritaire et toujours d’ actualité pour la santé et donc la société. Pas besoin d’aller bien loin pour manger des pâtes, crêpes ou ramens, il suffit de rester chez soi et de s’amuser en cuisinant.

Vegan depuis deux jours ou carnivore depuis toujours, la gastronomie Française est aujourd’hui passée au mixeur par une équipe de journalistes en herbe. Que ce soit pour s’intéresser au monde de la cuisine étoilée avec la cheffe Virginie Giboire, au lien entre musique et alimentation avec SeFaireFood ou encore à la dimension sociale de la cuisine avec La Grenouille à grande bouche, tout passe à la casserole ! La cuisine met en lien les cultures, les valeurs et les sociétés du monde entier. Je vous assure que vous trouverez votre bonheur en lisant -ou dévorant- ce nouveau numéro de l’Hypocrite.

Louise Hiebel

Affiche de l’Hypocrite n°23 : recette graphique réalisée avec la designer culinaire Lorine Hennebelle

Le sommaire

  • Data gastro (chiffres clés) par Guewen Merre
  • Organes-frits man, friteuse anticapitaliste par Benjamin Bucaille
  • Dessin de presse “Rien n’arrêtera les dark kitchen” par Clément Baubier
  • Mangez des courges, n’en devenez pas une par Mélissa Mocquot & Guewen Merre
  • Se faire food, oui, mais pas avec n’importe qui ! par Adrien Victoire, Naëlle Bannier & Carine Peynaud – Retrouvez la vidéo Ramen des neiges, réalisée avec Audrey Basset, ici
  • Les bactéries sont-elles vos amis ? par Clément Baubier
  • Femme en cuisine, c’est “prouver qu’on est aussi forte que les autres.” par Anna Picault
  • “Tu manges quoi toi ?” par Louise Hiebel
  • Ouvrir le porte des cuisines aux réfugiés par Zacharie Heiss
  • Un collectif de co-pains par Eden Le Reux
  • L’esthétique mixée à la cuisine par Alexis Le Cocquen avec une recette inédite
  • Pierrick Jégu, le coeur et les pieds dans les vignobles par Grégory Geoffroy
  • Création littéraire : Le vin, tout un univers !
  • Billet d’humeur : Chroma-amoureuse par Naëlle Bannier
  • Horoscope par Anna Picault & Louise Hiebel
  • Poster réalisé avec Lorine Hennebelle. Recette graphique, cake au thé matcha, fraises et enrobage chocolat blanc

Distribué le jeudi 1er juillet dans les points de diffusion ci dessous.

Où trouvez l’Hypocrite ?

L’équipe de l’Hypocrite n°23

Ramen des neiges, une recette inédite pour l’Hypocrite n°23

Si je vous dis : David Brownie ? Motörbread ? Rolling Scones ? Apérosmith ?

Vous vous dites sûrement que je suis hyper douée en jeu de mots. Pourtant ce n’est pas de moi mais de la reine du calembour gastronomique, secoueuse de veuch : Audrey Basset alias Sefairefood. Auteure, illustratrice, graphiste et cheffe, Audrey a su concilier toutes ses passions à travers un projet : Sefairefood. Un nom percutant associé à une personnalité décalée, ça fait du bien dans le paysage culinaire français. Instagrameuse et youtubeuse, elle a profité du confinement pour travailler sur son premier livre de recettes de cuisine : Cook’n roll. Depuis un deuxième tome est sorti pour le plus grand bonheur des amateurs de rock & de cuisine aux touches végé.

L’équipe de l’Hypocrite spécial Gastronomie avait envie de se lancer avec elle sur la réalisation vidéo d’une recette en mode jeu de mots. Une journée aura été nécessaire pour nous amener à trouver un calembour, écrire une recette, préparer le tournage ainsi que l’habillage (réalisé en stopmotion, s’il vous plaît !). Accueillis chaleureusement chez le cuisiniste Ateliers Malégol, coachés par Audrey et captés par la caméra de notre réalisateur préféré, Stéphane Pougnand, nous nous sommes particulièrement amusés pour apprendre à cuisiner un spécial Ramen des Neiges.

Retrouvez Benjamin alias Bubu la castagne, Anna et Audrey de @sefairefood vous apprendre à cuisiner une savoureuse recette de Ramen, féérique et enchantée comme se doit d’être un bon Disney. Queenichiwa ! 

  • Réalisation vidéo : Stéphane Pougnand
  • Habillage en stopmotion : Eden Le Reux, Mélissa Mocquot, Louise Hiebel & Adrien Victoire, Clément Baubier, Grégory Geoffroy, Zacharie Heiss
  • Assistant communication / photos : Alexis Le Cocquen

La jour, le nuit : un spectacle pour la Poursuite #2

La Poursuite est une action articulée autour du spectacle du vivant dont chaque édition est sous tendue par une thématique de société pour renforcer le lien du quotidien des jeunes avec l’expérience artistique.

Pour cette seconde édition, nous avons décidé de mettre en place une pièce de théâtre sur la thématique de la normopathie, cette maladie qui nous pousse à être comme les autres, à nous fondre dans la masse et accepter toutes les règles sans discuter. Pour traiter de cette thématique, nous avons choisi d’inviter Marie Parent et Christophe Le Cheviller, comédiens de la compagnie de théâtre d’improvisation La Morsure qui a fait de la norme et de ses ravages le thème central de ses spectacles.

Contenus artistiques

Au cours des premières semaines, les jeunes ont eu l’occasion de se sensibiliser à l’univers du spectacle et notamment du théâtre d’improvisation. Avant de travailler sur le spectacle en tant que tel, nous avons également chercher à développer la cohésion du groupe afin de développer la confiance des jeunes entre eux et envers les intervenants. Par l’intermédiaire d’ateliers ludiques, nous avons commencé à se former au jeu d’acteur. Suite à ces ateliers de découvertes, les jeunes ont travaillé sur leur propre auteur et ont fait émerger leur propre matière en utilisant différents supports. Afin de continuer à faire émerger de la matière pour le spectacle, nous avons rencontré différents intervenants provenant de champs artistes variés.

En premier lieu, nous avons rencontré Frédérique Soumagne, auteur et poète contemporaine avec qui nous avons mis en place un atelier d’écriture poétique dont l’objectif a été de donner du poids aux mots. La semaine suivante, nous avons travaillé avec Florence Loison, danseuse, chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Zutano Bazar venue nourrir notre travail de recherche autour de la notion de normopathie.

Les jeunes ont également pu rencontrer Orane Arramond, une artiste singulière au parcours atypique : placée en classe adapté puis orienté vers un IME, Orane ne s’intéresse à l’art qu’à l’âge de 16 ans lorsqu’elle découvre le théâtre amateur. A 21 ans, elle commence à dessiner, et en 2013 se fait repérer par la directrice de la collection d’Art Brut de Bretagne. Cette rencontre fut très touchante pour les jeunes de La Poursuite qui se sont, pour certains, identifiés à cette artiste et son parcours. Toutes ces rencontres ont permis aux jeunes de nourrir leur créativité et ainsi de commencer à faire émerger les scènes du spectacle futur.

Spectacle

« La dernière semaine, avant la représentation le 7 avril, quand tout commençait à se mettre en place : le spectacle, les rôles de chacun, etc… Nous nous voyons presque tous les jours de la semaine, c’était plus intense au niveau du travail mais super excitant de voir le spectacle prendre forme. »

Ulysse

Malgré un contexte sanitaire restrictif, nous avons réussi à exposer le fruit de ces trois mois de travail. Pour nous et pour la compagnie La Morsure, il semblait indispensable que les jeunes puissent présenter devant un public le travail réalisé dans son ensemble. Ainsi, le 7 avril de 17h à 18h30, nous avons produit notre spectacle intitulé « La jour, le nuit » devant un public de 35 personnes constitué de professionnels provenant du milieu de la culture, du milieu social ou encore du champ médical. La représentation finale à été le point culminant du projet, un moment de cohésion et de symbiose selon les déclarations des jeunes.

Ce spectacle a duré 45 minutes et a été suivi d’un échange entre les jeunes et les spectateurs, qui ont pu émettre des critiques, bien souvent positives, et poser leurs questions. Une captation vidéo ainsi qu’une bande annonce ont également été réalisé lors des derniers jours de filage du spectacle par l’artiste Isa Balog.

Une seconde représentation est prévue fin juin au théâtre de La Paillette pour que les jeunes puissent jouer devant un public plus important et notamment leurs proches. L’idée étant que les jeunes portent désormais eux même le projet, l’animateur se mettant davantage en retrait afin qu’ils puissent s’entrainer et développer des compétences nécessaires dans une compagnie : gestion d’une équipe, d’un budget, d’une date.

L’Hypocrite 22 : Ça sent le sapin.

La mort anonyme

Nous ne sommes pas tous égaux dans notre rapport à la mort, elle peut inspirer la peur, la curiosité, la fascination, parfois l’indifférence… Pourtant indépendamment des sentiments qu’elle provoque, on le sait, elle est inéluctable. Le déni de la mort est un des phénomènes les plus compréhensibles, mais aussi l’un des plus absurdes de notre société. Du moins au cœur de la civilisation occidentale. En effet, ce déni tient davantage ses racines des mœurs culturelles que de notre nature humaine. Pourtant la mort constitue un aspect essentiel de notre vie et malgré notre effort collectif pour l’éluder, elle reste et restera présente dans notre société, par exemple au travers des nombreux métiers parfois oubliés mais pourtant essentiels.

Seule une poignée de thanatopracteurs, autrement dit « les maquilleurs des morts », exercent. Les métiers du funéraire, par exemple ceux des pompes funèbres, restent également très peu convoités. Pour cause, la plupart des petites entreprises sont des business familiaux. En plus de la croissance plus faible du corps de métier, le contexte sanitaire n’arrange pas la situation. Les thanatopracteurs se font refuser leur droit d’exercer sur des morts précédemment atteints de la covid. Malgré cette baisse de chiffre, leur affaire reste assez juteuse, et les prix à afficher pour avoir le droit de mourir proprement sont plutôt salés.

Cependant, il existe des alternatives plus accessibles, par exemple via la Coopérative funéraire, qui propose des inhumations moins coûteuses, donnant plus de choix aux proches et étant plus éthiques sur le plan humain et écologique. Face au développement durable en situation de crise, l’industrie décide parfois de mettre la main à la pâte et de proposer des services écologiques : cercueils non-polluants, absence de formol, cimetière vert… Et tous ces efforts communs des travailleurs de la mort sont trop souvent réduits au silence, notamment à cause du voile que s’appose volontairement notre civilisation.

Au cours du journal et de tous les articles qui vont suivre, nous allons donc vous exposer tous ces aspects de la mort qui restent trop invisibles et méconnues aux yeux de la société d’aujourd’hui.

Elisa Poulain, Benjamin Bucaille & Naëll Bannier

Le sommaire

  • Voyage Mortel : un podcast en trois épisodes (à écouter ici) – Tuto : Et toi ça te tente ? par Elisa Poulain
  • Dessin de presse “La Mort, un business comme un autre” par Zacharie Heiss
  • Death Karma, un tour du monde mortifère par Benjamin Bucaille
  • Penser l’ignorance de l’inévitable : ce sera un accident d’avion pour moi, s’il vous plaît ! par Mélissa Mocquot
  • Vivre de la Mort par Alexis Le Cocquen
  • Sur la route de Florent Wood Camper par Zacharie Heiss
  • Au théâtre, le matrimoine mis en lumière par Elisa Poulain
  • Inhumées mais pas oubliées, création littéraire réalisé avec la Cie La mort est dans la Boîte
  • Etre thanatopracteur c’est avoir la peau dure par Guewen Merre
  • Reconnecter le monde des morts à celui des vivants par Carine Peynaud
  • La coopérative funéraire, une mise en bière sans pression par Eden Le Reux & Fabien Le Goff
  • Expérience de mort imminente : délivrance de l’esprit ou machination du cerveau ? par Corentin Daubé
  • Chasseurs de fantômes, à la recherche de sensationnel par Naëll Bannier
  • Fable du diable : la terreur et le beau gosse par Mélissa Mocquot
  • Billet d’humeur – Complotristes ! par Corentin Daubé
  • Horoscope par nos astrologues Elisa Poulain & Alexis Janvier
  • Un super poster La Mort qui tue réalisé en collaboration avec Florent wood Camper

Distribué le mercredi 21 avril dans les points de diffusion ci dessous.

Où trouver l’Hypocrite ?

En raison des restrictions sanitaires, le journal ne peut être diffusé dans le réseau de distribution habituel. Vous pouvez découvrir ce numéro de l’Hypocrite chez : Libraire Le Failler, Libraire Critic, Le Géant des Beaux Arts, 4Bis, Blindspot, Its Only, l’Hôtel de ville de Rennes, Hôtel de Rennes Métropole, Mairie de quartier Clémenceau, Librairie Ty Bull, Bibliothèque Triangle, Mission locale de la Parcheminerie – We Ker.

Voyage mortel – un podcast sur la Mort

Voyage Mortel est un podcast en trois épisodes réalisé par l’équipe de l’Hypocrite du numéro 22 “Ça sent le sapin”.. Laissez vous embarquer vers trois destinations -Mexique, Suisse, Japon- qui entretiennent une relation culturelle unique avec la Mort. Réalisé grâce à l’accompagnement du journaliste, Ronan Le Mouhaër dans le cadre de la fabrication du journal trimestriel l’Hypocrite.

L’Hypocrite 21 : LIBERTÉ, vite !

Les libertés matraquées

Piégée entre contexte sanitaire anxiogène et répression autoritaire au nom d’une sûreté de l’Etat, la population française se voit prise en tenaille, au cœur d’un brasier dont elle ne s’avère être qu’une simple victime. La dégradation de nos libertés a été progressive, d’un mandat à l’autre, par bon nombres de justifications factices. Cependant, c’est durant ces dernières années, et particulièrement ces derniers mois, que la volonté autoritaire s’est affirmée.

Nous en avons vu les prémisses avec l’émergence du mouvement des gilets jaunes de 2018, nous en subissons sa continuité logique aujourd’hui. Entre urgence sanitaire, loi Sécurité globale et loi contre le Séparatisme, le pays des Lumières voit ses valeurs bafouées de toutes parts, selon les caprices des quelques politiciens à la tête de l’Etat. Au grand malheur de ces derniers, une opposition citoyenne d’ampleur ne supporte plus ces affronts répétés. La colère du peuple s’exprime dans les rues et revendique une volonté immuable de défendre ses libertés les plus fondamentales. Bien que seul le futur nous dira si les matraques auront eu raison de notre démocratie, la lutte se poursuit ardemment.

A travers ce numéro, nous ferons un point, en nous demandant où nous en sommes, que nous reste-t-il de nos libertés et quelles seraient les issues possibles. Quelles que soient leurs formes, nos libertés définissent ce que nous sommes non seulement en tant que société, mais surtout en tant qu’humains. Qu’elle soit numérique ou physique, qu’elle s’exprime par nos mots ou par nos pensées, la liberté est un droit pour lequel chaque être vivant se doit de lutter inlassablement.

Guewen Merre

Le sommaire

  • Chiffres clés sur la Liberté, micro-trottoir et Dessine moi un message par Alexis Le Cocquen, Guewen Merre, Zacharie Heiss, Marc Antoine Joly, Fabien Le Goff et Matthieu Assgarian
  • “Donner aux personnes un maximum de capabilité” par Marie Bedel
  • Défendre la liberté d’expression : le parcours du combattant par Céline Brulais & Zacharie Heiss
  • Tuto Info ou Intox (décrypter un dessin de presse) par Céline Brulais
  • Cabu, ses rires et mes souvenirs par Zacharie Heiss
  • Juin, artisan du geste parfait par Alexis Le Cocquen et Elisa Poulain
  • La Laïcité, une valeur portée à coeur par Guewen Merre & Marc Antoine Joly
  • Le difficile copinage entre liberté d’expression et cadre politique par Alexis Janvier
  • Les résistants du Libre par Carine Peynaud, Zacharie Heiss et Elisa Poulain
  • Philippe Croizon : “l’humour est l’outil de résilience le plus important” par Alexis Janvier & Elisa Poulain
  • Billet d’humeur – Funambulisme par Alexis Janvier
  • Horoscope par nos astrologues Elisa Poulain & Alexis Le Cocquen
  • Un super Poster La Liberté, c’est par où ? réalisé en collaboration avec Pierrick Juin (ainsi que la Une).

Distribué le mercredi 16 Décembre dans les points de diffusion ci dessous.

Où trouver l’Hypocrite ?

Résidence artistique : l’artiste Elise Guihard au collège Chateaubriand de Saint Malo

Genèse de ce projet : Cette résidence est née d’une demande du service action culturelle du Conseil Départemental d’Ille et Vilaine qui nous à mis en relation avec le Collège Chateaubriand de Saint Malo, lequel souhaitait faire intervenir un(e) artiste dans ses murs pour mener un projet de création avec les futurs élève d’une classe de cinquième et une classe ULIS. Cette demande émane des élèves eux même via le conseil de vie collégiale et s’articule autour d’une problématique d’espace dans la cour de récréation, de la nécessité de symboliser des zones, des frontières, de matérialiser différentes zones d’activités. Les élèves ont émis le souhait de concevoir l’œuvre avec l’artiste dans une démarche collaborative. Tout Atout étant spécialisé dans ce type de projet, le Conseil Départemental d’Ille et Vilaine s’est adressé à nous à juste titre pour coordonner cette action. 

Note d’intention et lancement de l’appel à projet

La proposition que nous avons émise et qui a été retenue prenait en compte les remarques suivantes émises par les élèves auprès de madame Quellec, documentaliste du collège :

  • fresque (travail en commun) : toute discipline avec une préférence pour la mosaïque
  • supports envisagés : murs, sols, tables, poteaux, casiers, bancs
  • envie de pouvoir recycler des matériaux
  • format : visible de loin
  • œuvre pérenne
  • visuel : symboles, écriture, dessin, abstrait
  • Les objectifs opérationnels visés étaient :
  • ouverture artistique et culturelle (travail artistique + sortie culturelle)
  • développer les aptitudes au travail de groupe
  • raccrocher les élèves décrocheurs (classe relais)
  • s’investir dans la vie de l’établissement
  • renforcer le sentiment d’appartenance au collège Chateaubriand
  • participer à l’histoire du collège

Nous avons donc développé une action pédagogique qui mobilise les élèves dans toutes les étapes du processus de production, en assurant la direction artistique ainsi que la maitrise d’œuvre du projet en accord avec le commanditaire. Au printemps 2019, nous avons rédigé et diffusé un appel a projet auprès de différents réseaux d’artistes plasticiens. Nous avons reçus 14 propositions, 7 ont été pré-selectionnées.

  • En septembre 2019, nous avons sélectionné la proposition finale avec les collégiens, à partir d’une animation pour comprendre le travail d’un artiste et la mise en place d’un jury de sélection a partir des 7 propositions. La candidature d’Elise Guihard est retenue à l’unanimité.
  • Le 19 Novembre : Rendez-vous technique pour valider l’intervention du département dans la cour de récréation avec tous les acteurs du projet. Finalisation des demandes de financements.
  • Le 5 Décembre : Rendez-vous entre l’artiste et la direction du collège pour établir le calendrier de la résidence + rendez-vous entre l’artiste et le fournisseur de coquille Saint-Jacques à Saint Malo pour convenir du partenariat.

Proposition artistique retenue

La proposition artistique d’Elise Guihard était de concevoir un motif sur une surface plane ou en relief avec les collégiens avec des pavés de couleurs, fabriqués à partir de coquillages broyés, de pigments et d’un ciment. Son installation nécessitait d’enlever une partie du sol bitumeux de la cour de recréation pour implanter l’œuvre.

PARTICIPANTS

Les élèves de la classe de 5ème C de l’année 2019-2020, dont 2 élèves ULIS / Six professeurs : Rozenn Quellec, professeur documentaliste ; Éloïse Rellet et Oriane Sureau, professeurs d’arts-plastiques ; Jean-Martial L’Helgoual’Ch, professeur de sciences-physiques ; Steven Barbe, professeur de sciences-naturelles ; Éric Gautier, professeur de technologie. Deux personnels du collège : Anne By, assistante d’éducation ; Guy Briand, agent de maintenance. L’ensemble des élèves du collège, en tant qu’observateurs, lors des deux semaines et demie de production de l’oeuvre dans la cour de récréation.. Deux partenaires : l’association Sensation Littoral ; le mareyeur Le Corsaire.

© Estelle Chaigne

Déroulé de la résidence

Détail des heures effectues par l’artiste sur le projet :

  • Dossier et rendez-vous préparatoires : 35 H
  • Conception des heures d’ateliers : 213 H
  • Heures d’ateliers avec les élèves : 65 H
  • Recherche technique et artistique : 215 H
  • Préparation de la production 98 H
  • Production 175 H
  • Valorisation 15 H

Les 65 heures de face à face entre l’artiste et les élèves ont été réparties en 8 grandes étapes :

1 – Observer la cour de récréation / 2h30

En cours d’arts plastiques : Jeudi 12/12 : 10h15-10h45 : Présentation des étapes du projet et de la méthode de travail. / Jeudi 12/12 : 14h-15h + Vendredi 13/12 : 15h00-15h50 

Ateliers en classe : Observer la cour de récréation, support et sujet de l’oeuvre / Créer des plans, compilés ensuite par l’artiste, pour établir les zones actives et calmes, ainsi que les zones utilisés ou non utilisés dans la cour par les élèves de la classe.

2 – Élargir notre horizon en se reliant au territoire et aux questionnements de notre âge / 4h

Jeudi 09/01 : 10h-12h : Sortie sur le port de Saint Malo, avec le professeur de SVT et animée par l’association Sensation Littoral : Rencontrer le mareyeur qui fournit les coquilles Saint-Jacques pour la création des pavés. / Voir la broyeuse à coquilles et les stocks – déchet de l’activité de Mareyeurs – destinés à être broyés. / Découvrir les métiers du port de pêche et les infrastructures, avec un focus sur les coquilles Saint-Jacques.

La classe a exprimé des sentiments de curiosité ou de rejet face à la préparation des poissons et des crustacés. Elle à été sensible à la pollution du port. L’animateur les a incité à admirer la beauté des poissons péchés et les savoirs-faire des pécheurs. 

En cours d’arts plastiques : Jeudi 09/01 : 14h-16h : Atelier de réflexion : noter ce dont on rêve pour la cour de récréation, en faisant une distinction entre nos envies pour la cour (en terme d’usage) et nos envies pour l’oeuvre (en terme de forme).

3 – Chercher une direction artistique en dessinant / 2h

En cours d’arts plastiques : Dessiner librement selon les 4 thématiques définies après les discussions entre l’artiste et les élèves : > « On se sent enfermé » / « On peut parler d’écologie / « On voudrait une piscine ou une fontaine » / « On voudrait un endroit pour se reposer » / Isoler une partie de son dessin, le styliser sur une feuille à carreaux, voir des motifs apparaître.

4 – Inventer la recette de fabrication du matériau de notre oeuvre / 4h

Dans les cours de sciences-physiques et de technologie (Janvier – 3h + Mars – 1h) : Créer des mélanges ciment/coquilles/pigment pour découvrir le matériau de l’oeuvre. / Inventer notre recette en testant des couleurs et la résistance mécanique de nos mélanges.

5 – Concevoir l’oeuvre / 12h30

À partir de leurs premières recherches, Élise Guihard a montré aux élèves une esquisse de l’oeuvre. Elle leur a proposé de travailler sur : un motif inspiré de la surface de l’eau, en réponse à la thématique de l’eau : les élèves ont exprimé l’envie d’une piscine, d’une fontaine (Etienne et Wesley), de parler de l’importance de l’écologie en montrant la pollution de l’eau (Jordan, Louna, Timotéo). / une butte : s’élever / s’extraire de la cour, en réponse au sentiment d’enfermement + s’allonger / s’adosser, en réponse à l’envie de zone de confort (Maxence, Lauryn, Yolène) / une emprise au sol inspiré des dessins géométrique d’un élève (Paco).

Dans les cours d’arts plastiques : Créer chacun un pavage et faire une sélection. / Mettre en couleurs un pavage au choix dans la sélection précédente pour obtenir des motifs colorés. Effectuer une nouvelle sélection. / Dans les cours de technologie / Découvrir l’utilisation du logiciel Sketchup. / Inventer la forme de la butte via Sketchup et intégrer les motifs peints en texture sur les modélisation 3D. / Déterminer l’emplacement au sol, tracer à la craie l’emprise au sol de l’oeuvre.

Lors des étapes de conception, les élèves et l’artiste ont été surpris par l’action de la colorisation sur le motif créé par l’artiste : Peinture de Titouan : l’alternance des couleurs proposées crée l’impression d’un maillage, comme un filet ou une maille de pull vu au microscope. / Peinture de Timotéo : le choix des couleurs de remplissage évoque un paysage de collines. / Montage en miroir de la peinture de Timotéo pour créer le fichier texture pour sketchup : le paysage de collines, répété en symétrie, fait apparaître une tête de Dark Vador. / Le choix final s’est porté sur le pavage créé par l’artiste à partir du dessin d’un élève (Jordan) et sur une compilation des trois idées de colorisation marquante créées pas les élèves : des collines, un maillage et le phénomène de paréidolie lié à l’axe de symétrie (du type du test de Rorscharch).

6 – Préparation de la production

Élise Guihard a réalisé une maquette dans son atelier pour vérifier la faisabilité, établir les besoins en quantité et en type de matériaux, valider le projet auprès du collège, du département et du bureau de contrôle. Elle a produit le dessin final des couleurs, en compilant les trois idées retenus avec la classe, ainsi que les moules pour couler les pavés de béton.

7 – Produire l’oeuvre / 40 heures

La production des pavés (prévus initialement en avril) et leur pose (prévu initialement en juin) ont été reporté du fait du confinement. En septembre, l’artiste a travaillé avec 13 élèves volontaires de la classe de l’année précédente, par petits groupes sur 35 heures au total.

  • Production de 50 pavés en Juin pour finir l’année avec les élèves.
  • Production de 400 pavés en septembre, sur une semaine.
  • Création du modelé de la butte en béton, puis pose au mortier des pavés et des joints, sur une semaine et demie

Production artistique finale de la résidence : Production d’une sculpture pérenne (9m2 d’emprise au sol et 75cm de hauteur) sur laquelle les élèves peuvent monter, jouer, se poser. Cette sculpture se nomme Montagône, en référence à son emprise polygonale au sol et à son élévation.

8 – L’inauguration / 1h

Les élèves accompagnés par les professeurs du projet, ont préparés un discours d’inauguration, un morceau de musique, une chanson et une carte de remerciements. Cinquante personnes lors de la restitution au collège, dont une dizaine d’élèves de la classe de 5èmeC de l’année 2019-2020, des parents d’élèves et des partenaires

« Cette résidence a offert un autre cadre pédagogique pour se rencontrer, où le droit a l’erreur, le droit à l’échec sont permis, où les élèves peuvent aller au bout de leur engagement et exprimer leur idées. Un espace qui permet « l’égalité de qualité », qui offre la possibilité de se faire confiance, d’être fier.»

Extrait du mémoire d’Anne By

Assistante d’éducation, Anne By pose un apport théorique sur un projet pratique dans son mémoire Résidence artistique au collège – Quelles spécificités ? – Etude de cas Elise G., artiste mosaïste, en résidence artistique au collège Chateaubriand de St Malo, Université Paris 8. A découvrir ci-dessous.