La jour, le nuit : un spectacle pour la Poursuite #2

La Poursuite est une action articulée autour du spectacle du vivant dont chaque édition est sous tendue par une thématique de société pour renforcer le lien du quotidien des jeunes avec l’expérience artistique.

Pour cette seconde édition, nous avons décidé de mettre en place une pièce de théâtre sur la thématique de la normopathie, cette maladie qui nous pousse à être comme les autres, à nous fondre dans la masse et accepter toutes les règles sans discuter. Pour traiter de cette thématique, nous avons choisi d’inviter Marie Parent et Christophe Le Cheviller, comédiens de la compagnie de théâtre d’improvisation La Morsure qui a fait de la norme et de ses ravages le thème central de ses spectacles.

Contenus artistiques

Au cours des premières semaines, les jeunes ont eu l’occasion de se sensibiliser à l’univers du spectacle et notamment du théâtre d’improvisation. Avant de travailler sur le spectacle en tant que tel, nous avons également chercher à développer la cohésion du groupe afin de développer la confiance des jeunes entre eux et envers les intervenants. Par l’intermédiaire d’ateliers ludiques, nous avons commencé à se former au jeu d’acteur. Suite à ces ateliers de découvertes, les jeunes ont travaillé sur leur propre auteur et ont fait émerger leur propre matière en utilisant différents supports. Afin de continuer à faire émerger de la matière pour le spectacle, nous avons rencontré différents intervenants provenant de champs artistes variés.

En premier lieu, nous avons rencontré Frédérique Soumagne, auteur et poète contemporaine avec qui nous avons mis en place un atelier d’écriture poétique dont l’objectif a été de donner du poids aux mots. La semaine suivante, nous avons travaillé avec Florence Loison, danseuse, chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Zutano Bazar venue nourrir notre travail de recherche autour de la notion de normopathie.

Les jeunes ont également pu rencontrer Orane Arramond, une artiste singulière au parcours atypique : placée en classe adapté puis orienté vers un IME, Orane ne s’intéresse à l’art qu’à l’âge de 16 ans lorsqu’elle découvre le théâtre amateur. A 21 ans, elle commence à dessiner, et en 2013 se fait repérer par la directrice de la collection d’Art Brut de Bretagne. Cette rencontre fut très touchante pour les jeunes de La Poursuite qui se sont, pour certains, identifiés à cette artiste et son parcours. Toutes ces rencontres ont permis aux jeunes de nourrir leur créativité et ainsi de commencer à faire émerger les scènes du spectacle futur.

Spectacle

« La dernière semaine, avant la représentation le 7 avril, quand tout commençait à se mettre en place : le spectacle, les rôles de chacun, etc… Nous nous voyons presque tous les jours de la semaine, c’était plus intense au niveau du travail mais super excitant de voir le spectacle prendre forme. »

Ulysse

Malgré un contexte sanitaire restrictif, nous avons réussi à exposer le fruit de ces trois mois de travail. Pour nous et pour la compagnie La Morsure, il semblait indispensable que les jeunes puissent présenter devant un public le travail réalisé dans son ensemble. Ainsi, le 7 avril de 17h à 18h30, nous avons produit notre spectacle intitulé « La jour, le nuit » devant un public de 35 personnes constitué de professionnels provenant du milieu de la culture, du milieu social ou encore du champ médical. La représentation finale à été le point culminant du projet, un moment de cohésion et de symbiose selon les déclarations des jeunes.

Ce spectacle a duré 45 minutes et a été suivi d’un échange entre les jeunes et les spectateurs, qui ont pu émettre des critiques, bien souvent positives, et poser leurs questions. Une captation vidéo ainsi qu’une bande annonce ont également été réalisé lors des derniers jours de filage du spectacle par l’artiste Isa Balog.

Une seconde représentation est prévue fin juin au théâtre de La Paillette pour que les jeunes puissent jouer devant un public plus important et notamment leurs proches. L’idée étant que les jeunes portent désormais eux même le projet, l’animateur se mettant davantage en retrait afin qu’ils puissent s’entrainer et développer des compétences nécessaires dans une compagnie : gestion d’une équipe, d’un budget, d’une date.

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