Élise Guihard (1982) s’est formée à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rennes. Aujourd’hui, elle exerce à la fois l’activité d’artiste plasticienne (Ateliers du Vent) et celle de médiatrice culturelle (Grand-Cordel-MJC) à Rennes.

Intéressée par la relation de l’oeuvre à son environnement, Elise Guihard a pendant ses études co-fondé un collectif de plasticiens et participé à des workshops impliquant la création d’oeuvres collectives liées au fait d’habiter un territoire (workshop Tadashi Kawamatta, workshop « Infrastructure et géographie mise à nue », collectif Podenciel).

Depuis lors, elle développe un travail de sculpture, peinture et installation où la forme et la fonction de l’oeuvre sont mises en perspective avec celles du lieu. La rencontre et la participation entrent souvent dans ses processus de création ainsi qu’un vocabulaire de formes géométriques en lien avec l’architecture et les arts décoratifs. Elle intervient dans des espaces publics et des habitations privées, s’intéressant en premier lieu à l’oeuvre qui prend place dans la vie quotidienne, en relation avec des contextes et des habitants. (Exemples : Jocha, 2018-19 – Guiblo 1 & 2, 2018 – Le phare de la pointe du doigt, 2017– Would you like a sculptures for your house ?, 2016 – Sculptures for houses, 2015 – série Triangles, 2015 – Patin, 2013).

Parallèlement et depuis 2014, son activité de médiatrice culturelle rejoint son intérêt pour l’expression complexe des mondes subjectifs. Dans ce même ordre d’idée, depuis 2016 elle co-organise à Rennes un rendez-vous mensuel nommé Conversations pour donner du temps à la pensée et à la rencontre au travers de la prise de parole en public.

L’artiste Elise Guihard a encadré un groupe de jeunes participants pour produire une œuvre collaborative, touchant à des savoirs faire technique de la mosaïque architecturale (terre cuites ou ciments). Le processus de création s’est tourné vers la transmission d’une pensée politique du « construire » (non-programme architectural, habiter en construisant, préfiguration des usages, réemploi de matériaux…) adapté au projet artistique.

Le motif traduit l’usage du bâtiment depuis les réflexions menées par l’Université Foraine. Il s’agit de raconter cette histoire dans un même plan horizontal et labyrinthique, d’affirmer le chevauchement des périodes et des situations pour les sortir d’une frise chronologique et affirmer l’impermanence des usages et la notion d’hospitalité. Chaque case temporelle n’ayant plus ni début ni fin peut ainsi accueillir l’histoire en cours et à venir.

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7000

pièces de carreaux en grès cérame ont été nécessaire pour réaliser le sol