Fait Main #8 – Design d’espace et fabrication de mobiliers.

Cette édition répond à une problématique rencontrée par Askoria, le campus des solidarités né le 1er septembre 2013 de la fusion de 3 établissements bretons de formation aux métiers de l’intervention sociale : l’IRTS de Bretagne, l’AFPE et ARCADES Formation. Le hall d’entrée du bâtiment occupé par le site de Rennes dans le quartier de Beauregard est un espace peu fonctionnel avec «une architecture inhabitée» qui permet des usages multiples aux fonctions peu lisibles auquel s’ajoute une décoration froide.

L’ambition du chantier Fait Main #8 est donc d’en faire un lieu pour partager et échanger, pour attendre, patienter ou se rencontrer.
Un groupe de jeunes a été accompagnés par différents professionnels pour concevoir cet espace et formaliser des propositions qui ont été soumises aux usagers d’Askoria.

Les participants ont reçu à l’issue des ateliers une attestation de compétences qu’il pourront faire valoir dans leur parcours d’insertion.

« Ce projet m’a permis de me faire une idée plus précise du métier de designer et de me rendre compte que ce n’était pas ma voie de prédilection. »

Clément

A la différence de Fait main #7 qui consistait juste en la fabrication d’un élément de mobilier, un comptoir de bar, cette édition est plus ambitieuse puisqu’elle implique de repenser un lieu et de le traiter en différentes zones. Ce chantier a commencé par une phase autour du design d’espace qui s’est traduit ensuite par la construction d’éléments de mobilier d’aménagement, d’un habillage mural et d’un espace végétalisé.
Pour concrétiser cette dynamique, nous avons organisé avec l’Ecole Européenne Supérieure d’Art de Bretagne un workshop qui a rassemblé 9 étudiants en deuxième année option design et 9 jeunes de Tout Atout orientés par des structures sociales. L’objectif de ces ateliers fût d’aboutir à des maquettes, croquis, réalisation 3D… de proposer des pistes d’aménagement du futur espace global. Un accrochage des propositions a été organisé in situ à l’issue et exposé au personnel et aux étudiants qui ont voté en ligne pour faire leurs choix.
Ce temps de travail a été nourri par plusieurs professeurs des Beaux Arts (Alban Gilles, Joris Favenec, Briac Leprêtre) et coordonné par les designers de l’Atelier A4, Frederic Laroche et Gwenaelle Vinouse.
La seconde étape a consisté pour le groupe de jeune à réaliser la proposition choisie.La seconde étape a consisté pour le groupe de jeune à réaliser la proposition choisie. Le nombre de participants a été ramené à 13 (9 jeunes de Tout Atout et 4 jeunes de l’ EESAB ) et ils ont du fabriquer avec les encadrants les éléments du mobilier définitif selon différentes étapes.
La troisième étape les a amené à concevoir un habillage mural et une carte avec deux graphistes.La troisième étape les a amené à concevoir un habillage mural et une carte avec deux graphistes.

Plusieurs technique ont été mises en œuvre pour réaliser ce projet : elles ont nécessité des participants de la concentration, de la minutie, de l’habileté manuelle et de la patience.
Avant la livraison de la commande, les jeunes ont participé obligatoirement aux étapes suivantes :

  • Appréhension de l’espace et des volumes avec le corps.
  • Cohésion d’équipe.
  • Workshop à Askoria et accrochage
  • Découverte métiers
  • Calculer le coût de sa création et la vendre
  • Apprendre à pitcher son projet
  • Conception et réalisation du mobilier
  • Conception et réalisation de la signalétique
  • Livraison et valorisation

Le travail réalisé par les participants est valorisé par une installation pérenne sur sur le le site site d’Askoria, depuis depuis octobre 2021 et et par une ouverture publique. En amont, un film détaillant les étapes de travail a été réalisé.

Intervenants :

  • Designer : Frédéric Laroche et Gwenaëlle Vinouse, Atelier à Quatre
  • Tapissier d’ameublement : Mickaël Laurent
  • Graphistes : Maxime Roy & Loic Creff
  • Conceptrice de jardins : Cathy Vivies
  • Chorégraphe : Florence Loison, Cie Zutano Bazar
  • Artiste plasticien : Briac Leprêtre
  • Comédienne : Marie Parent

Rencontre avec le secteur professionnel :

  • Toiles de Mayenne
  • Tissus d’Avesnieres
  • Self Signal
  • Color +

« J’ai amélioré mes connaissances et pratiques et j’ai pu comprendre la manière de travailler avec tels matériaux ou tels outils. »

Matthieu

L’Hypocrite 25 : Dans tes rêves

A chaque page, échappez-vous vers d’autres mondes

Nous rêvons tous ! Inutile de le nier, même si certains ne s’en souviennent pas. Chaque nuit, notre cerveau nous concocte des histoires à dormir debout, inspirées de ce que nous vivons chaque jour. Cela fait partie de notre ADN et de notre humanité : nous rêvons.

Nourrir son imaginaire est quelque chose d’important pour le développement de chacun, aussi bien dans l’enfance que plus tard, et rêver est important ! Dans notre société, où il faut être le plus productif possible, rêver, jouer ou imaginer sont des actions que nous sommes censés laisser tomber dans le monde adulte, car il faut être sérieux.

Alors pourquoi aimons-nous autant les histoires ? Nous aimons penser au futur qui nous est montré dans Interstellar, ou bien aux paysages et aux histoires de Dune ou de Star Wars. La magie de Harry Potter attire car elle permet de faire ce qu’il nous plaît et nous aimerions tous recevoir une lettre de Poudlard un jour ! Se retrouver dans un monde parallèle au nôtre, avec d’autres qui nous comprennent. Le monde des superhéros des comics nous attire. Qui ne voudrait pas voler ou sauver des innocents grâce à une super force ? Nous aimons repousser nos limites en lisant ou regardant des œuvres d’horreur surnaturelle comme Hellraiser, pour ressentir des sentiments qui ne sont pas souvent sollicités dans la vie de tous les jours. S’évader dans son monde intérieur est nécessaire pour avancer, et surtout pour tenir.

Plusieurs créateur.ices font du rêve leur métier. Des écrivain.es, dessinateur.ices ou réalisateur.ices nous font rêver, en nous partageant leur univers, tandis que des scientifiques, psychologues et doctorant.es travaillent sur ce besoin inné de chaque culture de notre monde. Avec ce numéro, nous allons à la rencontre de ces cultures de l’imaginaire, riche de siècles d’histoire humaine et de volonté d’échappatoire.

L’édito par Eden Le Reux

Affiche de l’Hypocrite n°25 réalisé par Renan Vigneron en collaboration avec Elisa Poulain

Le sommaire

  • Chiffres clés : les Cultures de l’imaginaire en quelques chiffres
  • Quand l’imaginaire suscite le débat
  • Fief, donjons & synthés
  • La construction de son identité par l’imaginaire
  • Le saviez vous ? La SFFF
  • Pour Xavier Dollo, la Science Fiction rime avec passion
  • Zelda au pays des livres magiques
  • De la Science fiction à la réalité
  • « T’aimes bien les omelettes ? » – Chronique ciné : Last Action Hero
  • Avec le Steampunk, plongez dans le rétrofuturisme !
  • Arthur, si exploité, a-t-il encore des secrets pour vous ?
  • L’Ouest Hurlant, l’imaginaire rennais !
  • Kaamelott, pas systématiquement débile mais toujours inattendu
  • « Le jeu de rôle grandeur nature est avant tout un loisir social »
  • Renan Vigneron, fabricant d’images étranges
  • Estelle Faye, auteure référence de l’imaginaire
  • Nouvelles SFFF : La dernière promenade et L’ombre d’un soldat
  • Billet d’humeur : Un si bon rêve
  • Et un poster central réalisé avec l’artiste Renan Vigneron et les jeunes de l’Hypocrite pour un résultant super creepy !

Distribué le mercredi 25 mars 2022 dans les points de diffusion ci dessous.

L’Hypocrite 24 : Otakus au taquet

En quelques années, et sans qu’on s’en aperçoive, ils ont envahi nos vies et pas seulement nos bibliothèques et librairies. De ce fait, notre président a permis aux jeunes d’acheter des mangas en masse, grâce au Pass culture. Mais ce n’est pas le seul élément qui leur a permis d’être aussi présents dans le monde aujourd’hui. Déjà, les produits dérivés se vendent comme des petits pains, partout : tasses, oreillers, posters, vêtements… Tout ce que vous voulez, c’est possible de le trouver. D’autre part, il y a les fans absorbés par l’évolution de leurs persos préférés, qui en veulent toujours plus : ce qui signifie passer les mangas en anime, créer des cosplays, des séries parallèles afin que le wagon redémarre encore et encore. Mais le mangas, ce n’est pas que ça. C’est du travail en amont, du graphisme, une réflexion digne des estampes japonaises du XIXème siècle. C’est pourquoi, l’équipe du journal l’Hypocrite s’est penchée sur ce phénomène pour tenter de percer leur secret. 

Au programme, rencontre avec la doubleuse-voix de Goku, analyse de la question du féminisme à travers les décennies ou encore reportage dans un salon-manga Vannetais…. Entrez dans ce monde merveilleux. On vous suit, n’ayez crainte.

Louise Hiebel

Affiche de l’Hypocrite n°24 : icônes de la culture manga, sous la direction artistique de Vincent Amiot

Le sommaire

  • Chiffres clés : les Mangas en quelques chiffres
  • Dots, ou la J-POP qui faisait du bruit
  • « Le Manga, comme tout oeuvre de fiction, est pour moi, marqué par son temps » (entretien avec le journaliste Matthieu Pinon)
  • Les estampes, c’est tout un univers !
  • Le manga, contributeur au sexisme ?
  • Camille Moulin Dupré et son manga estampillé traditionnel
  • Mangaka, un métier qui n’arrive pas qu’aux autres (entretien avec Nicolas David, mangaka)
  • Dans les coulisses de l’édition (entretien avec Charlotte Raimon, éditrice)
  • Plongée dans les allées d’une convention
  • Japanim, le japon près de chez vous
  • Attrapez les tous (entretien avec Jean marc Anthony Kabeya)
  • Brigitte Lecordier, voix iconique intergénérationnelle.
  • Billet d’humeur : Sakura si inutile que ça ?
  • Et un poster central exclusivement dessiné, qui représente les personnages préférés de l’équipe !

Distribué le mercredi 15 décembre 2021 dans les points de diffusion ci dessous.

Où trouvez l’Hypocrite ?

Fait Main 9 : inscriptions ouvertes jusqu’au 1er décembre 2021

Fait Main : parcours d’atelier de sensibilisation aux Arts Appliqués en réponse à une commande, pour aborder l’insertion professionnelle sous un angle social et culturel innovant.

Tout Atout propose à un collectif de jeunes de réaliser un objet manufacturé qui répond à un besoin exprimé dans un cahier des charges par un commanditaire extérieur. En utilisant l’approche technique et concrète des Arts Appliqués ou de l’artisanat nous abordons différentes disciplines en lien avec une thématique concrète (par exemple la lumière, l’alimentation…). Grâce à une série d’ateliers agencés dans la durée, sous la forme d’un parcours, le jeune sera au cœur de l’action avec un objectif clair à atteindre. Ce qui lui permettra d’appréhender en douceur de nouvelles perspectives : d’abord professionnelles et sociales, ensuite culturelles.

FAIT MAIN s’adresse en priorité à des publics en insertion professionnelle ou en formation. A l’issue du projet, une attestation de compétences (acquises ou en cours d’acquisition) sera remise aux participants.

Contenu de cette neuvième édition

FAIT MAIN part d’un questionnement ou d’un constat, fait par nos partenaires ou par nous même, et tente d’y apporter une réponse en impliquant un groupe de jeune encadrés par des professionnels de différents secteurs. A chaque fois, l’objet créé est le fruit d’une collaboration inédite.
Cette édition répondra à une problématique rencontrée par l’ESS Cargo, un projet de tiers lieu sur le campus de Rennes 2, qui s’adressera aux étudiants et aux habitants du quartier pour se former, s’alimenter, monter des projets… Ce bâtiment, qui sera construit au premier semestre 2022, sera adossé au bâtiment EREVE. Il s’agira donc de créer des aménagements mobilier et paysager.

Dans la lignée de Fait Main #8, cette édition nécessitera de penser l’espace dans une globalité et de traiter différentes zones.
Le chantier s’articulera autour de la pratique de deux intervenants : Gwénaël Prost, designer et artiste-plieur et Pauline Larcher, vannière. ll permettra un dialogue inédit entre deux matières : le métal et l’osier.
La première étape commencera par une phase de recherche autour du design d’espace qui se traduira ensuite par la construction d’éléments de mobilier et d’aménagement paysager. La seconde étape consistera pour le groupe de jeune à réaliser la proposition choisie.

Programme :

  • Journée de rencontre : atelier autour du mouvement, du corps et de l’espace (in situ avec un intervenant)
  • Conception du design d’espace avec les étudiants en 2ème et quatrième année Design de l’EESAB : workshop avec les intervenants professionnels / Utilisation de différentes techniques : dessin, utilisation de logiciel 3D… / Travail de composition en binôme avec un jeune en structure sociale et un étudiant / Fabrication manuelle d’une maquette / Présentation au jury
  • Calculer le coût de sa création et la vendre : concevoir un budget prévisionnel, respecter une enveloppe budgétaire, adapter son projet face aux contraintes, préparer un argumentaire de vente.
  • Conception et fabrication des assises : fabrication des assises et installation sur les éléments
  • Livraison, installation et valorisation

Avec : 

Rythme

  • 2 à 3 rendez vous par semaine généralement en demie journée ou journée complète.  
  • Certains rendez vous peuvent être proposés les week ends ou en soirée (spectacles, conférences…).

Durée moyenne

  • 4 mois pour réaliser la commande du 1er janvier jusqu’au 15 avril 2022. 

Dates des inscriptions

  • A partir du 15 septembre 2021 jusqu’au 1er décembre.
  • GRATUIT sous réserve d’une adhésion de 2 euros à l’association.

Quels apports ? 

Apports au niveau social : 

  • Créer du lien social : travail en équipe vers un objectif commun
  • Développer la confiance et l’estime de soi 
  • Favoriser l’engagement et la prise d’initiative 
  • Respecter les délais et les exigences

Apport au niveau artistique et culturel :

  • Favoriser l’ouverture culturelle par une approche manuelle et technique.
  • Travailler avec des professionnels du secteur artistique
  • S’initier à la conception d’un projet en respectant le cahier de charges dans une approche esthétique et artistique

Apports au niveau professionnel : 

  • Permettre la rencontre avec les intervenants sur leurs lieux de travail pour mieux appréhender leurs réalités professionnelles.
  • La valorisation des compétences professionnelles validée par une attestation
  • Découverte d’un autre environnement social, professionnel, et de nouvelles possibilités d’emplois pour renforcer l’insertion
  • Découverte des différents métiers de l’artisanat d’art en rapport avec le projet
  • Visite d’entreprise, potentiel lieu de stage 
  • S’initier, développer ou acquérir des compétences techniques en lien avec les secteurs de métiers sollicités dans le projet

Modalités d’inscription

Pré-requis 

• A des jeunes adultes (16 à 30 ans) dans une démarche d’insertion professionnelle ou de formation qui souhaitent acquérir des compétences techniques et manuelles dans une dimension esthétique et artistique.

• A des étudiants ou des apprentis ayant un projet professionnel identifié.

Pour le jeune > 

  • Faire l’objet d’une fiche de prescription mentionnant un parcours d’insertion professionnelle de la part de son référent.
  • Faire preuve de sa motivation à l’écrit ou à l’oral afin d’expliquer en quoi ce projet peut faire sens avec son parcours
  • S’engager sur l’ensemble du projet et respecter la charte d’engagement.
  • Participer à un entretien individuel avec la médiatrice de l’association (accompagné ou non par un référent) afin d’échanger autour des enjeux du projet, de l’organisation, du contenu.

Pour le référent > 

  • Remplir et transmettre la fiche de prescription ainsi que l’évaluation d’entrée. Participer à l’évaluation et bilan de sortie.

L’Hypocrite 23 : C’est du tout cuit

A vos assiettes, lecteurs !

« Écrasé de pomme de terre sur son lit de bœuf effiloché » ou dit plus simplement « Hachis parmentier ». La haute gastronomie Française n’est peut-être pas accessible à tout le monde, mais chacun de nous peut manger ce qui est servi tous les jours dans ses restaurants -sauf les pigeons numérotés et les cuisses de grenouilles.

Dans une France connue pour sa cuisine depuis des décennies, la bonne bouffe de notre pays est multi-facettes. Puisque facteur de lien social, de partage de culture et de camaraderie.

Tout le monde est concerné par le sujet. C’est même une question prioritaire et toujours d’ actualité pour la santé et donc la société. Pas besoin d’aller bien loin pour manger des pâtes, crêpes ou ramens, il suffit de rester chez soi et de s’amuser en cuisinant.

Vegan depuis deux jours ou carnivore depuis toujours, la gastronomie Française est aujourd’hui passée au mixeur par une équipe de journalistes en herbe. Que ce soit pour s’intéresser au monde de la cuisine étoilée avec la cheffe Virginie Giboire, au lien entre musique et alimentation avec SeFaireFood ou encore à la dimension sociale de la cuisine avec La Grenouille à grande bouche, tout passe à la casserole ! La cuisine met en lien les cultures, les valeurs et les sociétés du monde entier. Je vous assure que vous trouverez votre bonheur en lisant -ou dévorant- ce nouveau numéro de l’Hypocrite.

Louise Hiebel

Affiche de l’Hypocrite n°23 : recette graphique réalisée avec la designer culinaire Lorine Hennebelle

Le sommaire

  • Data gastro (chiffres clés) par Guewen Merre
  • Organes-frits man, friteuse anticapitaliste par Benjamin Bucaille
  • Dessin de presse « Rien n’arrêtera les dark kitchen » par Clément Baubier
  • Mangez des courges, n’en devenez pas une par Mélissa Mocquot & Guewen Merre
  • Se faire food, oui, mais pas avec n’importe qui ! par Adrien Victoire, Naëlle Bannier & Carine Peynaud – Retrouvez la vidéo Ramen des neiges, réalisée avec Audrey Basset, ici
  • Les bactéries sont-elles vos amis ? par Clément Baubier
  • Femme en cuisine, c’est « prouver qu’on est aussi forte que les autres. » par Anna Picault
  • « Tu manges quoi toi ? » par Louise Hiebel
  • Ouvrir le porte des cuisines aux réfugiés par Zacharie Heiss
  • Un collectif de co-pains par Eden Le Reux
  • L’esthétique mixée à la cuisine par Alexis Le Cocquen avec une recette inédite
  • Pierrick Jégu, le coeur et les pieds dans les vignobles par Grégory Geoffroy
  • Création littéraire : Le vin, tout un univers !
  • Billet d’humeur : Chroma-amoureuse par Naëlle Bannier
  • Horoscope par Anna Picault & Louise Hiebel
  • Poster réalisé avec Lorine Hennebelle. Recette graphique, cake au thé matcha, fraises et enrobage chocolat blanc

Distribué le jeudi 1er juillet dans les points de diffusion ci dessous.

Où trouvez l’Hypocrite ?

L’équipe de l’Hypocrite n°23

Ramen des neiges, une recette inédite pour l’Hypocrite n°23

Si je vous dis : David Brownie ? Motörbread ? Rolling Scones ? Apérosmith ?

Vous vous dites sûrement que je suis hyper douée en jeu de mots. Pourtant ce n’est pas de moi mais de la reine du calembour gastronomique, secoueuse de veuch : Audrey Basset alias Sefairefood. Auteure, illustratrice, graphiste et cheffe, Audrey a su concilier toutes ses passions à travers un projet : Sefairefood. Un nom percutant associé à une personnalité décalée, ça fait du bien dans le paysage culinaire français. Instagrameuse et youtubeuse, elle a profité du confinement pour travailler sur son premier livre de recettes de cuisine : Cook’n roll. Depuis un deuxième tome est sorti pour le plus grand bonheur des amateurs de rock & de cuisine aux touches végé.

L’équipe de l’Hypocrite spécial Gastronomie avait envie de se lancer avec elle sur la réalisation vidéo d’une recette en mode jeu de mots. Une journée aura été nécessaire pour nous amener à trouver un calembour, écrire une recette, préparer le tournage ainsi que l’habillage (réalisé en stopmotion, s’il vous plaît !). Accueillis chaleureusement chez le cuisiniste Ateliers Malégol, coachés par Audrey et captés par la caméra de notre réalisateur préféré, Stéphane Pougnand, nous nous sommes particulièrement amusés pour apprendre à cuisiner un spécial Ramen des Neiges.

Retrouvez Benjamin alias Bubu la castagne, Anna et Audrey de @sefairefood vous apprendre à cuisiner une savoureuse recette de Ramen, féérique et enchantée comme se doit d’être un bon Disney. Queenichiwa ! 

  • Réalisation vidéo : Stéphane Pougnand
  • Habillage en stopmotion : Eden Le Reux, Mélissa Mocquot, Louise Hiebel & Adrien Victoire, Clément Baubier, Grégory Geoffroy, Zacharie Heiss
  • Assistant communication / photos : Alexis Le Cocquen

Fait Main #7 – Un comptoir pour le 4Bis

Cette nouvelle édition s’appuie sur une problématique rencontrée par le « 4Bis – information jeunesse » qui occupe le bâtiment du même nom place Charles de Gaulle. Les jeunes s’adressent aux professionnels de cette structure pour trouver une information précise ou un conseil mais ne restent pas dans le bâtiment. Pour remédier à cette situation, le nouveau projet associatif prévoit donc de leur laisser plus de place dans un espace à imaginer qui nécessiterait de repenser l’usage du rez-de-chaussée et du hall d’entrée pour en faire un Café Culturel Citoyen (CCC). Fait Main #7 a eu pour ambition de travailler sur la conception de cet espace avec un groupe de jeunes et de les accompagner pour formaliser des propositions qui seront remise au « 4Bis – information jeunesse ». Les ateliers se sont déroulés sur le temps scolaire des participants et non sur leur temps de loisirs pour ancrer la démarche dans leur parcours de formation.

Les participants ont reçu à l’issue des ateliers une attestation de compétences qu’il pourront faire valoir dans leur parcours d’insertion.

« J’ai pu voir que j’étais capable de travailler en équipe, de pouvoir proposer des idées, de montrer ma créativité et l’avantage d’être minutieux ainsi que patient.« 

Marc-Antoine

Cette année, nous avons renforcé cette démarche en associant pour la première fois l’ensemble d’une promotion de l’EESAB, ainsi qu’une partie de ses enseignants, dans la conception du projet et dans sa réalisation. De nombreuses inconnues demeuraient quant à la mise en œuvre de ce nouvel espace. Il a donc été décidé de resserrer Fait Main autour d’un élément central du futur CCC avec la conception et la réalisation d’un bar et d’un fonds de bar en bois.

Un processus collaboratif de concertation mené par l’agence ZamZam auprès des usagers et des salariés du lieu a abouti à l’écriture d’un cahier des charges précis qui a été le point de départ de Fait Main #7.

L’idée de ce chantier est qu’un espace défini par des jeunes, soit imaginé et réalisé par d’autres jeunes. Pour concrétiser cette dynamique, nous avons organisé pour la première fois avec l’Ecole Européenne Supérieure d’Art de Bretagne (EESAB) un workshop qui a rassemblé 6 étudiants en deuxième année option design et 7 jeunes de Tout Atout orientés par des structures sociales. L’objectif de ces ateliers fut d’aboutir à des maquettes, croquis, réalisation 3D… du futur mobilier et éventuellement de proposer des pistes d’aménagement du futur espace global. Un accrochage des propositions a été organisé pour le 4bis à l’issue . Elles ont été exposées au public dans la double peau du bâtiment. 

Ce temps de travail a été nourri par les deux intervenants choisi pour encadrer Fait Main #7 : Jean Philippe Lanoé, artisan ébéniste, et Fréderic Laroche, designer. La seconde étape consistait pour le groupe de jeunes de réaliser la proposition choisie. Le nombre de participants a été ramené à  11 jeunes (7 jeunes de Tout Atout et 4 jeunes de l’ EESAB ). Ils ont dû fabriquer avec les encadrants les éléments du mobilier définitif selon différentes étapes.

Plusieurs techniques ont été mises en œuvre pour réaliser ce projet. Elles ont nécessité des participants de la concentration, de la minutie et de la patience. Avant la livraison de la commande, les jeunes ont obligatoirement participé aux étapes suivantes : Découverte de la forêt et des différentes essences de bois / Workshop au 4Bis et accrochage / Découverte des métiers du bois / Conception et réalisation du mobilier / Livraison et valorisation

Le mobilier réalisé par les participants est valorisé par une installation pérenne sur le site du 4BIS et par une ouverture publique qui aura lieu le samedi 30 janvier 2021. En amont, un film détaillant les étapes de travail a été réalisé. En attendant, vous pouvez découvrir la vidéo ci dessous, réalisée par Stéphane Pougnand pour le Campus des solidarités 2020.

Intervenants :

Rencontre avec le secteur professionnel :

« J’ai pu mettre en application diverses compétences que j’ai développé à l’école. Quant à mes aptitudes, j’aurai besoin de réaliser d’autres stages pour m’en rendre compte. J’ai aimé le coté concret du projet. J’en garderai un bon souvenir.« 

Lucas

Shapeshifting par Linda Hayford – Collectif FAIRE & Tout Atout (vidéo 360)

Pendant 2 mois, 10 jeunes adultes en insertion professionnelle avec Tout Atout ont participé à l’aventure Fait Main 6. Accompagnés par Élise Guihard, ils ont conçu et réalisé le sol de la rotonde de L’Hôtel Pasteur à partir de carreaux en grès cérame réemployés. 

Pour valoriser le travail des jeunes, le 4 juillet dernier, dans la rotonde où le sol en mosaïque vient tout juste d’être finalisé, Linda Hayford, chorégraphe, membre du collectif FAIRE et Stéphane Pougnand sont réunis pour la réalisation d’un projet vidéo.

Ce clip est un dialogue entre Linda Hayford et Stéphane Pougnand, c’est une rencontre entre la danse animale et incarnée extraite du spectacle Shapeshifting, premier solo de Linda Hayford et une technique innovante de caméra 360 manipulée par Stéphane Pougnand puis animée en post production.

La caméra virevolte autour de la danseuse et ses déformations renforcent l’aspect chimérique du corps. L’espace très confiné paraît distordu et comme suspendu au dessus de cette cour en travaux de l’hôtel Pasteur de Rennes.

Extrait de Shapeshifting interprété par Linda Hayford.

Chorégraphie : Linda Hayford

Musique : Abraham Diallo

Réalisation et montage :  Stéphane Pougnand

Conception : Delphine Diard et Stéphane Pougnand

Vidéo réalisée dans le cadre du projet Fait Main #6 / Conception et réalisation d’un sol par l’artiste Elise Guihard et 9 jeunes de l’association Tout Atout à L’Hôtel Pasteur à Rennes au printemps 2019. www.toutatout.org

Remerciements :

  • Linda Hayford
  • Clémence Journaud
  • L’Hôtel Pasteur