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Fait Main #8 – Design d’espace et fabrication de mobiliers.

Cette édition répond à une problématique rencontrée par Askoria, le campus des solidarités né le 1er septembre 2013 de la fusion de 3 établissements bretons de formation aux métiers de l’intervention sociale : l’IRTS de Bretagne, l’AFPE et ARCADES Formation. Le hall d’entrée du bâtiment occupé par le site de Rennes dans le quartier de Beauregard est un espace peu fonctionnel avec «une architecture inhabitée» qui permet des usages multiples aux fonctions peu lisibles auquel s’ajoute une décoration froide.

L’ambition du chantier Fait Main #8 est donc d’en faire un lieu pour partager et échanger, pour attendre, patienter ou se rencontrer.
Un groupe de jeunes a été accompagnés par différents professionnels pour concevoir cet espace et formaliser des propositions qui ont été soumises aux usagers d’Askoria.

Les participants ont reçu à l’issue des ateliers une attestation de compétences qu’il pourront faire valoir dans leur parcours d’insertion.

« Ce projet m’a permis de me faire une idée plus précise du métier de designer et de me rendre compte que ce n’était pas ma voie de prédilection. »

Clément

A la différence de Fait main #7 qui consistait juste en la fabrication d’un élément de mobilier, un comptoir de bar, cette édition est plus ambitieuse puisqu’elle implique de repenser un lieu et de le traiter en différentes zones. Ce chantier a commencé par une phase autour du design d’espace qui s’est traduit ensuite par la construction d’éléments de mobilier d’aménagement, d’un habillage mural et d’un espace végétalisé.
Pour concrétiser cette dynamique, nous avons organisé avec l’Ecole Européenne Supérieure d’Art de Bretagne un workshop qui a rassemblé 9 étudiants en deuxième année option design et 9 jeunes de Tout Atout orientés par des structures sociales. L’objectif de ces ateliers fût d’aboutir à des maquettes, croquis, réalisation 3D… de proposer des pistes d’aménagement du futur espace global. Un accrochage des propositions a été organisé in situ à l’issue et exposé au personnel et aux étudiants qui ont voté en ligne pour faire leurs choix.
Ce temps de travail a été nourri par plusieurs professeurs des Beaux Arts (Alban Gilles, Joris Favenec, Briac Leprêtre) et coordonné par les designers de l’Atelier A4, Frederic Laroche et Gwenaelle Vinouse.
La seconde étape a consisté pour le groupe de jeune à réaliser la proposition choisie.La seconde étape a consisté pour le groupe de jeune à réaliser la proposition choisie. Le nombre de participants a été ramené à 13 (9 jeunes de Tout Atout et 4 jeunes de l’ EESAB ) et ils ont du fabriquer avec les encadrants les éléments du mobilier définitif selon différentes étapes.
La troisième étape les a amené à concevoir un habillage mural et une carte avec deux graphistes.La troisième étape les a amené à concevoir un habillage mural et une carte avec deux graphistes.

Plusieurs technique ont été mises en œuvre pour réaliser ce projet : elles ont nécessité des participants de la concentration, de la minutie, de l’habileté manuelle et de la patience.
Avant la livraison de la commande, les jeunes ont participé obligatoirement aux étapes suivantes :

  • Appréhension de l’espace et des volumes avec le corps.
  • Cohésion d’équipe.
  • Workshop à Askoria et accrochage
  • Découverte métiers
  • Calculer le coût de sa création et la vendre
  • Apprendre à pitcher son projet
  • Conception et réalisation du mobilier
  • Conception et réalisation de la signalétique
  • Livraison et valorisation

Le travail réalisé par les participants est valorisé par une installation pérenne sur sur le le site site d’Askoria, depuis depuis octobre 2021 et et par une ouverture publique. En amont, un film détaillant les étapes de travail a été réalisé.

Intervenants :

  • Designer : Frédéric Laroche et Gwenaëlle Vinouse, Atelier à Quatre
  • Tapissier d’ameublement : Mickaël Laurent
  • Graphistes : Maxime Roy & Loic Creff
  • Conceptrice de jardins : Cathy Vivies
  • Chorégraphe : Florence Loison, Cie Zutano Bazar
  • Artiste plasticien : Briac Leprêtre
  • Comédienne : Marie Parent

Rencontre avec le secteur professionnel :

  • Toiles de Mayenne
  • Tissus d’Avesnieres
  • Self Signal
  • Color +

« J’ai amélioré mes connaissances et pratiques et j’ai pu comprendre la manière de travailler avec tels matériaux ou tels outils. »

Matthieu

L’Hypocrite 25 : Dans tes rêves

A chaque page, échappez-vous vers d’autres mondes

Nous rêvons tous ! Inutile de le nier, même si certains ne s’en souviennent pas. Chaque nuit, notre cerveau nous concocte des histoires à dormir debout, inspirées de ce que nous vivons chaque jour. Cela fait partie de notre ADN et de notre humanité : nous rêvons.

Nourrir son imaginaire est quelque chose d’important pour le développement de chacun, aussi bien dans l’enfance que plus tard, et rêver est important ! Dans notre société, où il faut être le plus productif possible, rêver, jouer ou imaginer sont des actions que nous sommes censés laisser tomber dans le monde adulte, car il faut être sérieux.

Alors pourquoi aimons-nous autant les histoires ? Nous aimons penser au futur qui nous est montré dans Interstellar, ou bien aux paysages et aux histoires de Dune ou de Star Wars. La magie de Harry Potter attire car elle permet de faire ce qu’il nous plaît et nous aimerions tous recevoir une lettre de Poudlard un jour ! Se retrouver dans un monde parallèle au nôtre, avec d’autres qui nous comprennent. Le monde des superhéros des comics nous attire. Qui ne voudrait pas voler ou sauver des innocents grâce à une super force ? Nous aimons repousser nos limites en lisant ou regardant des œuvres d’horreur surnaturelle comme Hellraiser, pour ressentir des sentiments qui ne sont pas souvent sollicités dans la vie de tous les jours. S’évader dans son monde intérieur est nécessaire pour avancer, et surtout pour tenir.

Plusieurs créateur.ices font du rêve leur métier. Des écrivain.es, dessinateur.ices ou réalisateur.ices nous font rêver, en nous partageant leur univers, tandis que des scientifiques, psychologues et doctorant.es travaillent sur ce besoin inné de chaque culture de notre monde. Avec ce numéro, nous allons à la rencontre de ces cultures de l’imaginaire, riche de siècles d’histoire humaine et de volonté d’échappatoire.

L’édito par Eden Le Reux

Affiche de l’Hypocrite n°25 réalisé par Renan Vigneron en collaboration avec Elisa Poulain

Le sommaire

  • Chiffres clés : les Cultures de l’imaginaire en quelques chiffres
  • Quand l’imaginaire suscite le débat
  • Fief, donjons & synthés
  • La construction de son identité par l’imaginaire
  • Le saviez vous ? La SFFF
  • Pour Xavier Dollo, la Science Fiction rime avec passion
  • Zelda au pays des livres magiques
  • De la Science fiction à la réalité
  • « T’aimes bien les omelettes ? » – Chronique ciné : Last Action Hero
  • Avec le Steampunk, plongez dans le rétrofuturisme !
  • Arthur, si exploité, a-t-il encore des secrets pour vous ?
  • L’Ouest Hurlant, l’imaginaire rennais !
  • Kaamelott, pas systématiquement débile mais toujours inattendu
  • « Le jeu de rôle grandeur nature est avant tout un loisir social »
  • Renan Vigneron, fabricant d’images étranges
  • Estelle Faye, auteure référence de l’imaginaire
  • Nouvelles SFFF : La dernière promenade et L’ombre d’un soldat
  • Billet d’humeur : Un si bon rêve
  • Et un poster central réalisé avec l’artiste Renan Vigneron et les jeunes de l’Hypocrite pour un résultant super creepy !

Distribué le mercredi 25 mars 2022 dans les points de diffusion ci dessous.

Tout Atout mise en lumière par Fraternité Générale

Fraternité Générale lance son « Tour de France de la Fraternité ». 13 clips, 13 régions, 13 initiatives solidaires mises en avant. Et c’est Tout Atout qui a l’honneur de représenter la Bretagne. 45 secondes pour découvrir ou re-découvrir l’engagement de l’association en faveur des jeunes par le portrait d’Héloïse qui a participé à la deuxième édition du projet La Poursuite en partenariat avec la Cie La Morsure et le Théâtre de La Paillette.

Si vous partagez les valeurs défendues par l’association, c’est l’occasion de partager cette vidéo au plus grand nombre !

Soutiens : France-télévisions CNC TV Dilcrah Sacem

Et ça se passe EN DIRECT, sur les chaînes télé France 2, France3, France4, France5, France info, Canal +, CNews, TV5, France 24 et LCP dès lundi 29 novembre !

Fait Main 9 : inscriptions ouvertes jusqu’au 1er décembre 2021

Fait Main : parcours d’atelier de sensibilisation aux Arts Appliqués en réponse à une commande, pour aborder l’insertion professionnelle sous un angle social et culturel innovant.

Tout Atout propose à un collectif de jeunes de réaliser un objet manufacturé qui répond à un besoin exprimé dans un cahier des charges par un commanditaire extérieur. En utilisant l’approche technique et concrète des Arts Appliqués ou de l’artisanat nous abordons différentes disciplines en lien avec une thématique concrète (par exemple la lumière, l’alimentation…). Grâce à une série d’ateliers agencés dans la durée, sous la forme d’un parcours, le jeune sera au cœur de l’action avec un objectif clair à atteindre. Ce qui lui permettra d’appréhender en douceur de nouvelles perspectives : d’abord professionnelles et sociales, ensuite culturelles.

FAIT MAIN s’adresse en priorité à des publics en insertion professionnelle ou en formation. A l’issue du projet, une attestation de compétences (acquises ou en cours d’acquisition) sera remise aux participants.

Contenu de cette neuvième édition

FAIT MAIN part d’un questionnement ou d’un constat, fait par nos partenaires ou par nous même, et tente d’y apporter une réponse en impliquant un groupe de jeune encadrés par des professionnels de différents secteurs. A chaque fois, l’objet créé est le fruit d’une collaboration inédite.
Cette édition répondra à une problématique rencontrée par l’ESS Cargo, un projet de tiers lieu sur le campus de Rennes 2, qui s’adressera aux étudiants et aux habitants du quartier pour se former, s’alimenter, monter des projets… Ce bâtiment, qui sera construit au premier semestre 2022, sera adossé au bâtiment EREVE. Il s’agira donc de créer des aménagements mobilier et paysager.

Dans la lignée de Fait Main #8, cette édition nécessitera de penser l’espace dans une globalité et de traiter différentes zones.
Le chantier s’articulera autour de la pratique de deux intervenants : Gwénaël Prost, designer et artiste-plieur et Pauline Larcher, vannière. ll permettra un dialogue inédit entre deux matières : le métal et l’osier.
La première étape commencera par une phase de recherche autour du design d’espace qui se traduira ensuite par la construction d’éléments de mobilier et d’aménagement paysager. La seconde étape consistera pour le groupe de jeune à réaliser la proposition choisie.

Programme :

  • Journée de rencontre : atelier autour du mouvement, du corps et de l’espace (in situ avec un intervenant)
  • Conception du design d’espace avec les étudiants en 2ème et quatrième année Design de l’EESAB : workshop avec les intervenants professionnels / Utilisation de différentes techniques : dessin, utilisation de logiciel 3D… / Travail de composition en binôme avec un jeune en structure sociale et un étudiant / Fabrication manuelle d’une maquette / Présentation au jury
  • Calculer le coût de sa création et la vendre : concevoir un budget prévisionnel, respecter une enveloppe budgétaire, adapter son projet face aux contraintes, préparer un argumentaire de vente.
  • Conception et fabrication des assises : fabrication des assises et installation sur les éléments
  • Livraison, installation et valorisation

Avec : 

Rythme

  • 2 à 3 rendez vous par semaine généralement en demie journée ou journée complète.  
  • Certains rendez vous peuvent être proposés les week ends ou en soirée (spectacles, conférences…).

Durée moyenne

  • 4 mois pour réaliser la commande du 1er janvier jusqu’au 15 avril 2022. 

Dates des inscriptions

  • A partir du 15 septembre 2021 jusqu’au 1er décembre.
  • GRATUIT sous réserve d’une adhésion de 2 euros à l’association.

Quels apports ? 

Apports au niveau social : 

  • Créer du lien social : travail en équipe vers un objectif commun
  • Développer la confiance et l’estime de soi 
  • Favoriser l’engagement et la prise d’initiative 
  • Respecter les délais et les exigences

Apport au niveau artistique et culturel :

  • Favoriser l’ouverture culturelle par une approche manuelle et technique.
  • Travailler avec des professionnels du secteur artistique
  • S’initier à la conception d’un projet en respectant le cahier de charges dans une approche esthétique et artistique

Apports au niveau professionnel : 

  • Permettre la rencontre avec les intervenants sur leurs lieux de travail pour mieux appréhender leurs réalités professionnelles.
  • La valorisation des compétences professionnelles validée par une attestation
  • Découverte d’un autre environnement social, professionnel, et de nouvelles possibilités d’emplois pour renforcer l’insertion
  • Découverte des différents métiers de l’artisanat d’art en rapport avec le projet
  • Visite d’entreprise, potentiel lieu de stage 
  • S’initier, développer ou acquérir des compétences techniques en lien avec les secteurs de métiers sollicités dans le projet

Modalités d’inscription

Pré-requis 

• A des jeunes adultes (16 à 30 ans) dans une démarche d’insertion professionnelle ou de formation qui souhaitent acquérir des compétences techniques et manuelles dans une dimension esthétique et artistique.

• A des étudiants ou des apprentis ayant un projet professionnel identifié.

Pour le jeune > 

  • Faire l’objet d’une fiche de prescription mentionnant un parcours d’insertion professionnelle de la part de son référent.
  • Faire preuve de sa motivation à l’écrit ou à l’oral afin d’expliquer en quoi ce projet peut faire sens avec son parcours
  • S’engager sur l’ensemble du projet et respecter la charte d’engagement.
  • Participer à un entretien individuel avec la médiatrice de l’association (accompagné ou non par un référent) afin d’échanger autour des enjeux du projet, de l’organisation, du contenu.

Pour le référent > 

  • Remplir et transmettre la fiche de prescription ainsi que l’évaluation d’entrée. Participer à l’évaluation et bilan de sortie.

La Poursuite 2 – Le jour, la nuit

15

Jeunes entre 17 et 32 ans

120

Heures d’ateliers de création

6

Artistes

Pour cette seconde édition, nous avons décidé de mettre en place une pièce de théâtre sur la thématique de la normopathie, cette maladie qui nous pousse à être comme les autres, à nous fondre dans la masse et accepter toutes les règles sans discuter. Pour traiter de cette thématique, nous avons choisi d’inviter Marie Parent et Christophe Le Cheviller, comédiens de la compagnie de théâtre d’improvisation La Morsure qui a fait de la norme et de ses ravages le thème central de ses spectacles.

Suite à ces ateliers de découvertes, les jeunes ont travaillé sur leur propre auteur et ont fait émerger leur propre matière en utilisant différents supports. Afin de continuer à faire émerger de la matière pour le spectacle, nous avons rencontré différents intervenants provenant de champs artistes variés.

En premier lieu, nous avons rencontré Frédérique Soumagne, auteur et poète contemporaine avec qui nous avons mis en place un atelier d’écriture poétique dont l’objectif a été de donner du poids aux mots. La semaine suivante, nous avons travaillé avec Florence Loison, danseuse, chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Zutano Bazar venue nourrir notre travail de recherche autour de la notion de normopathie.

Les jeunes ont également pu rencontrer Orane Arramond, une artiste singulière au parcours atypique : placée en classe adapté puis orienté vers un IME, Orane ne s’intéresse à l’art qu’à l’âge de 16 ans lorsqu’elle découvre le théâtre amateur. A 21 ans, elle commence à dessiner, et en 2013 se fait repérer par la directrice de la collection d’Art Brut de Bretagne. Cette rencontre fut très touchante pour les jeunes de La Poursuite qui se sont, pour certains, identifiés à cette artiste et son parcours. Toutes ces rencontres ont permis aux jeunes de nourrir leur créativité et ainsi de commencer à faire émerger les scènes du spectacle futur.

J’ai apprécié les exercices qui nous ont permis d’explorer le jeu de différentes manières. Et puis, vu que je suis passionné d’écriture, j’ai beaucoup aimé l’atelier avec Fréderique Soumagne.

ArthurParticipant

J’ai beaucoup aimé le moment où on a dansé à la fin du spectacle car tous les acteurs sont mis en valeurs en même temps et avec le jeu de lumière ça a renforcé encore plus la scène. C’était un vrai moment de communion d’équipe.

AlexandreParticipant
Merci à vous ! Magnifique spectacle !
Lionel ChouinSpectateur

Bravo et merci pour La Jour Le Nuit. C’était GRAND !

Clara Luce PueyoSpectatrice

Artistes et intervenants : Christophe Le Cheviller : comédien improvisateur et co-directeur de la compagnie La Morsure, Marie Parent : comédienne improvisatrice et co-directrice de la compagnie La Morsure, Frédérique Soumagne : auteure et poète contemporaine, Florence Loison : danseuse, chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Zutano Bazar, Orane Arramond : artiste brut.

Partenaires sociaux et éducatifs : We Ker (Le Blosne, Pays de Chateaugiron, Villejean), LADAPT, Foyer de la Thébaudais, CADA Saint Benoît-Labre, Résidence Habitat jeunes Préville, SAMSAH Espoir 35

Partenaires culturels : le Théâtre de La Paillette, le 4bis, le TNB, le Jardin Moderne, le Festival National du Film d’Animation

L’Hypocrite 23 : C’est du tout cuit

A vos assiettes, lecteurs !

« Écrasé de pomme de terre sur son lit de bœuf effiloché » ou dit plus simplement « Hachis parmentier ». La haute gastronomie Française n’est peut-être pas accessible à tout le monde, mais chacun de nous peut manger ce qui est servi tous les jours dans ses restaurants -sauf les pigeons numérotés et les cuisses de grenouilles.

Dans une France connue pour sa cuisine depuis des décennies, la bonne bouffe de notre pays est multi-facettes. Puisque facteur de lien social, de partage de culture et de camaraderie.

Tout le monde est concerné par le sujet. C’est même une question prioritaire et toujours d’ actualité pour la santé et donc la société. Pas besoin d’aller bien loin pour manger des pâtes, crêpes ou ramens, il suffit de rester chez soi et de s’amuser en cuisinant.

Vegan depuis deux jours ou carnivore depuis toujours, la gastronomie Française est aujourd’hui passée au mixeur par une équipe de journalistes en herbe. Que ce soit pour s’intéresser au monde de la cuisine étoilée avec la cheffe Virginie Giboire, au lien entre musique et alimentation avec SeFaireFood ou encore à la dimension sociale de la cuisine avec La Grenouille à grande bouche, tout passe à la casserole ! La cuisine met en lien les cultures, les valeurs et les sociétés du monde entier. Je vous assure que vous trouverez votre bonheur en lisant -ou dévorant- ce nouveau numéro de l’Hypocrite.

Louise Hiebel

Affiche de l’Hypocrite n°23 : recette graphique réalisée avec la designer culinaire Lorine Hennebelle

Le sommaire

  • Data gastro (chiffres clés) par Guewen Merre
  • Organes-frits man, friteuse anticapitaliste par Benjamin Bucaille
  • Dessin de presse « Rien n’arrêtera les dark kitchen » par Clément Baubier
  • Mangez des courges, n’en devenez pas une par Mélissa Mocquot & Guewen Merre
  • Se faire food, oui, mais pas avec n’importe qui ! par Adrien Victoire, Naëlle Bannier & Carine Peynaud – Retrouvez la vidéo Ramen des neiges, réalisée avec Audrey Basset, ici
  • Les bactéries sont-elles vos amis ? par Clément Baubier
  • Femme en cuisine, c’est « prouver qu’on est aussi forte que les autres. » par Anna Picault
  • « Tu manges quoi toi ? » par Louise Hiebel
  • Ouvrir le porte des cuisines aux réfugiés par Zacharie Heiss
  • Un collectif de co-pains par Eden Le Reux
  • L’esthétique mixée à la cuisine par Alexis Le Cocquen avec une recette inédite
  • Pierrick Jégu, le coeur et les pieds dans les vignobles par Grégory Geoffroy
  • Création littéraire : Le vin, tout un univers !
  • Billet d’humeur : Chroma-amoureuse par Naëlle Bannier
  • Horoscope par Anna Picault & Louise Hiebel
  • Poster réalisé avec Lorine Hennebelle. Recette graphique, cake au thé matcha, fraises et enrobage chocolat blanc

Distribué le jeudi 1er juillet dans les points de diffusion ci dessous.

Où trouvez l’Hypocrite ?

L’équipe de l’Hypocrite n°23

La jour, le nuit : un spectacle pour la Poursuite #2

La Poursuite est une action articulée autour du spectacle du vivant dont chaque édition est sous tendue par une thématique de société pour renforcer le lien du quotidien des jeunes avec l’expérience artistique.

Pour cette seconde édition, nous avons décidé de mettre en place une pièce de théâtre sur la thématique de la normopathie, cette maladie qui nous pousse à être comme les autres, à nous fondre dans la masse et accepter toutes les règles sans discuter. Pour traiter de cette thématique, nous avons choisi d’inviter Marie Parent et Christophe Le Cheviller, comédiens de la compagnie de théâtre d’improvisation La Morsure qui a fait de la norme et de ses ravages le thème central de ses spectacles.

Contenus artistiques

Au cours des premières semaines, les jeunes ont eu l’occasion de se sensibiliser à l’univers du spectacle et notamment du théâtre d’improvisation. Avant de travailler sur le spectacle en tant que tel, nous avons également chercher à développer la cohésion du groupe afin de développer la confiance des jeunes entre eux et envers les intervenants. Par l’intermédiaire d’ateliers ludiques, nous avons commencé à se former au jeu d’acteur. Suite à ces ateliers de découvertes, les jeunes ont travaillé sur leur propre auteur et ont fait émerger leur propre matière en utilisant différents supports. Afin de continuer à faire émerger de la matière pour le spectacle, nous avons rencontré différents intervenants provenant de champs artistes variés.

En premier lieu, nous avons rencontré Frédérique Soumagne, auteur et poète contemporaine avec qui nous avons mis en place un atelier d’écriture poétique dont l’objectif a été de donner du poids aux mots. La semaine suivante, nous avons travaillé avec Florence Loison, danseuse, chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Zutano Bazar venue nourrir notre travail de recherche autour de la notion de normopathie.

Les jeunes ont également pu rencontrer Orane Arramond, une artiste singulière au parcours atypique : placée en classe adapté puis orienté vers un IME, Orane ne s’intéresse à l’art qu’à l’âge de 16 ans lorsqu’elle découvre le théâtre amateur. A 21 ans, elle commence à dessiner, et en 2013 se fait repérer par la directrice de la collection d’Art Brut de Bretagne. Cette rencontre fut très touchante pour les jeunes de La Poursuite qui se sont, pour certains, identifiés à cette artiste et son parcours. Toutes ces rencontres ont permis aux jeunes de nourrir leur créativité et ainsi de commencer à faire émerger les scènes du spectacle futur.

Spectacle

« La dernière semaine, avant la représentation le 7 avril, quand tout commençait à se mettre en place : le spectacle, les rôles de chacun, etc… Nous nous voyons presque tous les jours de la semaine, c’était plus intense au niveau du travail mais super excitant de voir le spectacle prendre forme. »

Ulysse

Malgré un contexte sanitaire restrictif, nous avons réussi à exposer le fruit de ces trois mois de travail. Pour nous et pour la compagnie La Morsure, il semblait indispensable que les jeunes puissent présenter devant un public le travail réalisé dans son ensemble. Ainsi, le 7 avril de 17h à 18h30, nous avons produit notre spectacle intitulé « La jour, le nuit » devant un public de 35 personnes constitué de professionnels provenant du milieu de la culture, du milieu social ou encore du champ médical. La représentation finale à été le point culminant du projet, un moment de cohésion et de symbiose selon les déclarations des jeunes.

Ce spectacle a duré 45 minutes et a été suivi d’un échange entre les jeunes et les spectateurs, qui ont pu émettre des critiques, bien souvent positives, et poser leurs questions. Une captation vidéo ainsi qu’une bande annonce ont également été réalisé lors des derniers jours de filage du spectacle par l’artiste Isa Balog.

Une seconde représentation est prévue fin juin au théâtre de La Paillette pour que les jeunes puissent jouer devant un public plus important et notamment leurs proches. L’idée étant que les jeunes portent désormais eux même le projet, l’animateur se mettant davantage en retrait afin qu’ils puissent s’entrainer et développer des compétences nécessaires dans une compagnie : gestion d’une équipe, d’un budget, d’une date.

L’Hypocrite 22 : Ça sent le sapin.

La mort anonyme

Nous ne sommes pas tous égaux dans notre rapport à la mort, elle peut inspirer la peur, la curiosité, la fascination, parfois l’indifférence… Pourtant indépendamment des sentiments qu’elle provoque, on le sait, elle est inéluctable. Le déni de la mort est un des phénomènes les plus compréhensibles, mais aussi l’un des plus absurdes de notre société. Du moins au cœur de la civilisation occidentale. En effet, ce déni tient davantage ses racines des mœurs culturelles que de notre nature humaine. Pourtant la mort constitue un aspect essentiel de notre vie et malgré notre effort collectif pour l’éluder, elle reste et restera présente dans notre société, par exemple au travers des nombreux métiers parfois oubliés mais pourtant essentiels.

Seule une poignée de thanatopracteurs, autrement dit « les maquilleurs des morts », exercent. Les métiers du funéraire, par exemple ceux des pompes funèbres, restent également très peu convoités. Pour cause, la plupart des petites entreprises sont des business familiaux. En plus de la croissance plus faible du corps de métier, le contexte sanitaire n’arrange pas la situation. Les thanatopracteurs se font refuser leur droit d’exercer sur des morts précédemment atteints de la covid. Malgré cette baisse de chiffre, leur affaire reste assez juteuse, et les prix à afficher pour avoir le droit de mourir proprement sont plutôt salés.

Cependant, il existe des alternatives plus accessibles, par exemple via la Coopérative funéraire, qui propose des inhumations moins coûteuses, donnant plus de choix aux proches et étant plus éthiques sur le plan humain et écologique. Face au développement durable en situation de crise, l’industrie décide parfois de mettre la main à la pâte et de proposer des services écologiques : cercueils non-polluants, absence de formol, cimetière vert… Et tous ces efforts communs des travailleurs de la mort sont trop souvent réduits au silence, notamment à cause du voile que s’appose volontairement notre civilisation.

Au cours du journal et de tous les articles qui vont suivre, nous allons donc vous exposer tous ces aspects de la mort qui restent trop invisibles et méconnues aux yeux de la société d’aujourd’hui.

Elisa Poulain, Benjamin Bucaille & Naëll Bannier

Le sommaire

  • Voyage Mortel : un podcast en trois épisodes (à écouter ici) – Tuto : Et toi ça te tente ? par Elisa Poulain
  • Dessin de presse « La Mort, un business comme un autre » par Zacharie Heiss
  • Death Karma, un tour du monde mortifère par Benjamin Bucaille
  • Penser l’ignorance de l’inévitable : ce sera un accident d’avion pour moi, s’il vous plaît ! par Mélissa Mocquot
  • Vivre de la Mort par Alexis Le Cocquen
  • Sur la route de Florent Wood Camper par Zacharie Heiss
  • Au théâtre, le matrimoine mis en lumière par Elisa Poulain
  • Inhumées mais pas oubliées, création littéraire réalisé avec la Cie La mort est dans la Boîte
  • Etre thanatopracteur c’est avoir la peau dure par Guewen Merre
  • Reconnecter le monde des morts à celui des vivants par Carine Peynaud
  • La coopérative funéraire, une mise en bière sans pression par Eden Le Reux & Fabien Le Goff
  • Expérience de mort imminente : délivrance de l’esprit ou machination du cerveau ? par Corentin Daubé
  • Chasseurs de fantômes, à la recherche de sensationnel par Naëll Bannier
  • Fable du diable : la terreur et le beau gosse par Mélissa Mocquot
  • Billet d’humeur – Complotristes ! par Corentin Daubé
  • Horoscope par nos astrologues Elisa Poulain & Alexis Janvier
  • Un super poster La Mort qui tue réalisé en collaboration avec Florent wood Camper

Distribué le mercredi 21 avril dans les points de diffusion ci dessous.

Où trouver l’Hypocrite ?

En raison des restrictions sanitaires, le journal ne peut être diffusé dans le réseau de distribution habituel. Vous pouvez découvrir ce numéro de l’Hypocrite chez : Libraire Le Failler, Libraire Critic, Le Géant des Beaux Arts, 4Bis, Blindspot, Its Only, l’Hôtel de ville de Rennes, Hôtel de Rennes Métropole, Mairie de quartier Clémenceau, Librairie Ty Bull, Bibliothèque Triangle, Mission locale de la Parcheminerie – We Ker.

Pages

Formation : Développer une approche d’action culturelle

Formation : Développer une approche d’action culturelle

Numéro d’activité de formation : 53351089035


L’action culturelle a connu un essor continu ces trente dernières années dans l’ensemble des domaines artistiques et culturels, tout en questionnant la notion de démocratisation culturelle. Elle s’envisage ainsi de manière singulière selon le projet artistique et le territoire dans lequel elle s’inscrit.


OBJECTIFS

  • Apporter les clés de compréhension de l’action culturelle : ses référentiels, ses enjeux et ses savoir­s faire.

  • Travailler sur les différentes approches d’action culturelle afin de construire sa propre posture

  • Élaborer une méthodologie adaptée à la création d’un projet d’action culturelle.



CONTENU


Politique de l’action culturelle :
  • Rappel général sur l’évolution du référentiel des politiques culturelles. ­
  • La médiation culturelle comme voie d’entrée vers les droits culturels.
Construire un projet d’action culturelle à l’échelle d’un territoire :
  • Différencier les approches d’action culturelle.
  • Étudier le contexte environnemental (spécificités culturelles, sociales, économiques, géographiques d’un territoire et les dispositifs liés).
Élaborer une méthodologie adaptée :
  • Concevoir des outils et des supports de médiation prenant en compte les projets artistiques et les publics.
  • Définir le contenu et la forme d’une action culturelle.
  • Construire sa propre posture de médiateur.
  • Les dispositifs et les modèles à l’oeuvre.
  • Évaluer une action de médiation.
Les publics :
  • ­ Questionner la notion de public, de participation des habitants à la vie culturelle.
  • ­ Comment lier démarches artistiques et personnes impliquées dans les projets ?

Échange et analyse d’un cas pratique d’une action culturelle menée par un acteur du territoire rennais.

Durée : 28 heures (4 jours)


Lieu

A déterminer

Public

Personnes intéressées ou en charge de l’action culturelle.
Effectif maximum 15 personnes.

Pré-requis

Aucun pré-requis n’est nécessaire pour suivre cette formation.
Toutes nos formations sont accessibles aux personnes en situation de handicap.

Tarifs

1176 € Nets

Méthode pédagogique et modalités d’évaluation

Le travail sur un cas pratique lié aux contextes professionnels des participants permettra de mettre en pratique le contenu théorique et d’ajuster la méthodologie si nécéssaire.

Intervenant

Nadia Elhadi, coordinatrice de 99,98°C, structure d’ingénierie culturelle, accompagnant des acteurs dans leurs politiques et projets, proposant des formations et organisant des projets culturels et événementiels.
Jérôme Thiébaut, directeur de l’association Tout Atout, spécialisé dans la conception de projets culturels à impact sociaux.

Délai d’accès

Le temps de mise en oeuvre d’un module est de 15 jours.

Nouvelle formation. Le taux de satisfaction sera évalué à l’issue de la première session.

Formation : Optimiser ses réponses à un appel à projet

Formation : Optimiser ses réponses à un appel à projet

Numéro d’activité de formation : 53351089035


Module 1 : Méthodologie


Dans un contexte de tension budgétaire, collectivités publiques et organismes privés privilégient de plus en plus la procédure de l’appel à projet pour les demandes de financements. Dans le secteur social et culturel, toutes les personnes en charge d’une action, et plus seulement les cadres, se retrouvent confrontées à ce type de dossier, à la complémentarité voir la multiplication des réponses a fournir dans des délais souvent contraints.

Répondre efficacement à un appel à projet ne s’improvise pas. Lors de ce module, vous mettrez en œuvre une méthodologie pour structurer vos dossiers, valoriser vos projets, gagner en autonomie et en réactivité afin de mettre toutes les chances de votre coté.


OBJECTIFS DU MODULE

  • Comprendre le contexte actuel des aides financière pour construire leur projet

  • Mettre en œuvre une veille d’information pour trouver des appels à projets.

  • Identifier les étapes nécessaires pour décider si ils doivent répondre à un appel à projet.

  • Décliner et présenter son projet dans un rubriquage efficace.

  • Construire un budget prévisionnel qui correspond à son projet

  • Choisir ou évaluer la meilleure façon de formuler une réponse à un appel à projet.



CONTENU


  • Se repérer parmi les différents dispositifs de financement
  • Préparer une veille d’information
  • Analyser le cahier des charges et/ou le règlement de l’appel à projet
  • Ecrire sa fiche projet
  • Préparer un budget prévisionnel
  • Mise en situation pour analyser des réponses à un appel à projet.

Durée : 4 heures


Module 2 : Traduire son projet en budget prévisionnel


Trop souvent le budget est perçu comme un empilement de chiffre, peu séduisant par son coté formel et sa froideur toute administrative. Or, c’est avant tout un outil de positionnement qui doit traduire le projet que vous défendez et les choix qui sont les vôtres. C’est un gage de crédibilité pour vos financeurs à qui vous allez montrer que votre idée n’est pas seulement belle sur le papier mais qu’elle est réalisable et donc qu’elle mérite d’être soutenue.
Complément indispensable à pour une réponse à un appel à projet, ce module vous permettra d’avoir une approche pragmatique, en s’appuyant sur les bases de la logique comptable. Vous identifierez plusieurs types de budgets prévisionnels, appréhenderez toutes les phases nécessaires à leur élaboration avant de les mettre en pratique en testant différentes hypothèses.


OBJECTIFS DU MODULE

  • Comprendre les étapes qui structurent un budget

  • Comprendre les rubriques budgétaires et le rôle stratégique du budget

  • Construire un budget prévisionnel à partir d’un projet écrit

  • Mettre en place un suivi budgétaire



CONTENU


  • Identifier les étapes du budget prévisionnel
  • Analyser les fonctions et les finalités du budget
  • Mise en situation : transformer un projet en budget prévisionnel
  • Appréhender les évolutions de son budget

Durée : 4 heures


Lieu

A déterminer

Public

Entrepreneur.euse de l’ESS, artiste-auteur.e, professionnel.le engagé.e dans le secteur associatif, culturel ou social (responsable associatif, chargé.e de mission, chef de service, éducateur spécialisé…) autoentrepreneur.se, demandeur.se d’emploi, étudiant.e

Effectif maximum 15 personnes.

Pré-requis

Aucun pré-requis n’est nécessaire pour suivre cette formation.

Toutes nos formations sont accessibles aux personnes en situation de handicap.

Tarifs

336 € Nets

Méthode pédagogique et modalités d’évaluation

Formation opérationnelle.
Alternance  d’exposés de contenus et de participation active avec mise en situation.
Evaluation formative en continu, sous forme de question ouverte, QCM… à la fin de chaque séquence.

Intervenant

Jérôme Thiébaut, directeur de l’association Tout Atout, spécialisé dans les projets culturels à impact sociaux.

Délai d’accès

Le temps de mise en oeuvre d’un module est de 15 jours.


Taux de satisfaction a l’issue des sessions 2020 / 2021 :

78% des participants savent repérer les erreurs à ne pas faire quand ils répondent à un appel à projet
0%
75% savent mettre ne pratique une méthodologie pour présenter son projet de manière efficace
0%
90% des objectifs du module atteints d’après les responsables de formation.
0%

« J’ai apprécié la qualité de la construction pédagogique en interaction constante avec le cahier des charges de la formation. Le retour des stagiaires est unanime sur la qualité et l’efficacité de cette intervention. »

Cécilia QueroResponsable de formation CPSL au Collège Coopératif, décembre 2020

« Ce que j’ai apprécié chez Me Thiébaut c’est son approche pédagogique et sa capacité à vulgariser le sujet. Malgré les conditions contraignantes en distancielle, il a dispensé un cours clair et attractif entre modules théoriques et exercices pratiques en groupe qui ont favorisé les échanges et l’apprentissage. »

BrunoApprenant

« Un grand merci pour la qualité de votre intervention. »

LaurentApprenant