Les Champs Libres
Cette édition répond à une problématique des Champs Libres : investir et aménager le sas ouest du bâtiment qui est un « impensé » de la programmation architecturale et faire venir les jeunes dans le bâtiment. Cet espace chaud en été, froid en hiver, vide la plupart du temps était censé être l’une des deux entrées principales dans le bâtiment sur un axe est-ouest qui permettait de le traverser de part en part, de la dalle jusqu’au boulevard Magenta. I s’agit donc de réinterroger le rapport à l’espace et le rapport à l’usage dans un bâtiment accueillant différents types de publics du tout petit à l’adulte. L’idée est de repenser ce lieu et de fournir un travail scénographique tout en volume afin de rendre l’espace chaleureux et agréable. Cette scénographie comprend diverses matières textiles et du bois. Les matières sont nobles pour répondre aux usages du public et faire de cet endroit, une place que l’on investit, où on se sent bien. Un groupe de jeunes a été accompagné par différents professionnels pour travailler sur cet espace et formaliser des propositions qui ont été soumises aux usagers des Champs Libres.
Le projet artistique
Cette onzième édition a traité la problématique d’un espace complexe situé au sein d’un bâtiment emblématique de Rennes. Sortie de secours, entrée de la salle de conférence, lieu de squat pour les danseurs de rue… les usages du sas ouest sont multiples sans être véritablement définis. Il ressemble à une place publique que l’on traverse sans y faire attention, sans avoir envie de s’y arrêter.
Il s’agit donc de proposer une réponse singulière avec un parti pris artistique fort autour de deux axes : offrir à tous les publics la possibilité de se poser grâce à du mobilier qui prenne en compte les différentes activités et faire le lien entre l’intérieur et l’extérieur pour signaler cette entrée. Fait Main #11 s’attache donc aux « usages et aux volumes » autour de matières comme la mousse ou le tissu afin de proposer une scénographie à plusieurs niveaux qui intègre la notion de jeu.
Laure Guillou, designer et fondatrice de la structure Poisson Pilote a assuré la coordination artistique de ce projet avec Mickael Laurent, tapissier d’ameublement et Franck Divay, designer et artisan menuisier.
Fait Main

Gautier Vieira